Dans un audio récent, qui date pendant la tenue de la réunion de l’Union africaine de début février dernier, le président de l’UFR Mr Timan Erdimi détermine une position claire pour les Russes de Wagner stationnés en Centrafrique pour lui permettre de prendre le pouvoir et chasser par la même occasion le pouvoir du CMT et la France qui soutient la transition actuelle au Tchad.

Après investigation, la rédaction a pu identifier grâce à plusieurs sources l’interlocuteur qui échange avec Mr Timan Erdimi, il s’agit de Aboulkhassim Algoni Tidjani (ministre conseiller du président centrafricain Touadera).

 

Il apparait très audible que c’est bien Timan Erdimi qui converse avec lui, pour demander une aide claire auprès des Russes, mais ce qui étonne est le ton et le terme employé qui consiste la disposition d’accueillir ces Russes au Qatar, alors que ce même Qatar qui se prédispose à préparer un pré dialogue avec les politico-militaires, permettant de déboucher vers un dialogue inclusif.

 

Le Qatar est-il complice ou tributaire d’une négligence ?

 

Il apparait clairement que l’audio en question porte à équivoque. On est en droit de se poser ces questions… Comment le Qatar qui accepte d’organiser un pré dialogue, sort de sa neutralité pour observer ou entendre un chef de l’opposition tchadienne, vouloir rencontrer les Russes sur son territoire ? Au Qatar de se déterminer et de clarifier sa position.

 

Il faut noter que le président de l’UFR n’est pas à sa première audio envoyé partout sur les réseaux sociaux, certains dérapant envers des proches, d’autres en patois communautaire qui soulève l’ire même de ceux de sa communauté qu’il veut haranguer contre le régime CMT.

Ces audios sont contre productifs et démontrent à satiété une certaine légèreté, car un chef de mouvement se doit d’être prudent au téléphone… Mais…

 

48h après les bruitages de cet audio accablant, un article proche du clan Timan affirme qu’en interrogeant le président de l’UFR, il est affirmé que cet audio date de juillet dernier, mais ce qu’on oublie de situer est que la réunion de l’Union africaine à Addis Abeba s’est tenue le 05/06 février dernier où Macky Sall le président Sénégalais a acquis la présidence, et c’est à ce sommet là que le président Centrafricain à qui on fait allusion s’y est déplacé. L’article qui semble être un démenti ne peut duper personne. L’opposition tchadienne est avec les mêmes symptômes du Darfour. Nous, ou personne.

 

Le pré dialogue a du plomb dans l’aile.

 

Le pré dialogue se complique d’avantage au Qatar avec cette sortie, en plus des diverses communications bancales et d’exclusion délivrées par certaines officines au qataris.

 

Les Qataris sont refroidis par les propos affirmant que certaines personnes ne répertoriées par le CTS (comité technique spécial) ne sont pas des politico-militaires, et que ceux-ci ne dépassent pas 5 organisations. Dès lors, les Qataris bloquent les démarches et demandent de réduire le nombre des participants au pré dialogue. De son côté le CTS tient mordicus à dire qu’il a eu la mission de n’exclure aucun tchadien pour le dialogue inclusif et qu’il ne va soustraire aucune liste. Il faut identifier maintenant où se situe le vrai blocage, et à qui cela profite ce blocage. Mais cela ne sent pas bon car on veut laisser sur le carreau même certains partis politiques en exil qui sont affiliés aux politico-militaires.

 

Le dilemme Mahamat Idriss Deby.

 

Il n’est pas issu de nous, donc il faut lui créer tous les problèmes possibles pour le déstabiliser. Dans ce milieu il est indexé comme Gorane, donc ce pouvoir CMT n’est pas le leur, et il faut tout faire pour le renverser.

 

L’exemple de la réunion des 42 généraux pour certains, 22 généraux pour d’autres est très illustratif de la situation politique au Tchad. Les généraux qui se sont réunis pour préparer un coup d’État sont tous issus d’un seul clan communautaire, et aucun autre officier de grade général issu des autres tchadiens ne fut consulté.

 

Les assassinats, troubles intercommunautaires, insécurité totale, tout cela est fait à desseins pour rendre le pays ingouvernable.

 

Est-ce après 30 ans de pouvoir presque absolu d’une seule communauté, les Tchadiens accepteront-ils de se soumettre à ce forfait ? La réponse va être difficile car nos compatriotes n’ont pas encore digéré les 3 décennies de dictatures.

 

Cela démontre à suffisance le caractère sectaire d’un groupe autour du président de la transition qui ne veut pas que la paix revienne, et que l’ensemble des Tchadiens soit réconcilié. Cela démontre aussi à suffisance qu’il y a des individus qui s’en fichent du Tchad, et que c’est le seul confort qui prime.

 

Cette attitude égoïste ne peut pas perdurer et créera un précédent pour le dialogue inclusif dans son ensemble.

 

Le Tchad, ses richesses et son patrimoine ne peuvent appartenir à un seul clan et laisser les autres tchadiens sur le carreau. Il faut absolument une autre voie de l’ensemble de Tchadiens qui doivent accompagner la voie du dialogue inclusif, sinon tout sera vain.

 

Tchadanthropus-tribune

 

 

 

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