Depuis plusieurs jours, N’Djamena a envoyé du lourd à Doha afin de préparer le pré dialogue avec les politico-militaires et leurs alliés. 

La mission du CTS a été dirigé par le ministre Allamine Bourma Treyé et quelques-uns de ses collègues. La mission avait pour but de déminer les points d’achoppements avec les Qataris. Logistique, points de contrôle d’évidence, financement, intendance, tout à été vu et revu entre les deux parties.

Pour renforcer la délégation du CTS, deux dinosaures du régime CMT ont été mis à contribution. Le très probant Ahmed Kogri, DG de l’ANS, toujours au four et au moulin sur l’aspect multilatérale. De la présence du ministre des Affaires étrangère Chérif Mahamat Zene, avec toute l’expérience qui est la sienne.

Mais le pragmatisme Qatari a prévalu, et certains points doivent être encore discuter entre les parties tchadiennes et Qataris.

De fait, les rendez-vous pris pour le pré dialogue le 25 janvier 2022 n’aura pas lieu, mais les dates seront revues et probablement vers la mi-février 2022 pour le pré dialogue toujours à Doha.

Toute la délégation tchadienne qui a séjourné à Doha est rentrée à N’Djamena ce 21 janvier 2022 pour concertation, Mr Allamine Bourma Treyé pour le CTS, et le ministre des Affaires étrangères Chérif Mahamat Zene, et le DG de l’ANS Ahmed Kogri pour édifier le CMT et le gouvernement de transition.

Selon nos informations, le Qatar veut prendre le temps de prendre la main pour affiner son programme afin de mieux préparer cette rencontre.

Dans l’intervalle des échanges à Doha, la communauté Sant’Egidio a invité les politico-militaires à réfléchir ensemble sur le pré dialogue et le dialogue inclusif.

Fort de cet optique, certains groupes politico-militaires restent sur leurs faims, à savoir la libération des prisonniers de guerre qui sont toujours en prison malgré l’amnistie promulguée.

Entre la moiteur du Qatar, et la rencontre entre les politico-militaires de Sant’Egidio, la date du 15 février 2022 annoncée par le président de la transition Mahamat Idriss Deby n’est pas tenable. Il va falloir revoir les choses en tenant compte cette fois-ci de logiques pratiques, et l’essentiel des calendriers en commun.

Quoi qu’il en soit malgré quelques déréglées, le projet de faire rencontrer les Tchadiens autour d’une table de dialogue restent d’actualité.

Tchadanthropus-tribune

 

 

 

 

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