« Juste prix» : le Tchad d’IDI mangera-t-il « enfin » à prix raisonnable ou est-ce un leurre politique ? 

Le président IDI s’est engagé pour le « JUSTE PRIX » le 3 mai 2019 lors de l’inauguration de l’usine de farine de l’entreprise chinoise CPL. L’annonce fait la une de l’actualité cette semaine, notamment d’un quotidien et de deux hebdomadaires. 

Idriss Deby s’engage pour le « JUSTE PRIX » peut-on lire à la une du quotidien « LE PROGRES » qui annonce la suppression des taxes superficielles prélevées sur les produits agroalimentaires. 

L’hebdomadaire « LE PAYS » quant à lui, s’intéresse à l’opération de communication qui a peu de chance d’alléger le panier de la ménagère tchadienne. L’Info de l’ATPE affirme dans ses colonnes que les prix des denrées alimentaires sont rabaissés. Voilà trois couvertures qui se regardent entre la vérité et le vraisemblable des politiques tchadiens.  

La Une du quotidien « Le PROGRES » est une assurance du président IDI pour que chaque ménage tchadien se permette le luxe de manger au moins une à deux fois par jour car bien avant le lancement du « JUSTE PRIX», la taxe sur la valeur ajoutée et d’autres taxes sur les produits de la Compagnie Sucrière du Tchad, notamment le sucre ont été supprimées. Mais, la spéculation continue de faire son chemin ; le samedi 4 mai dernier, une équipe de la CCIAMA à sillonner certains marchés de la capitale N’Djamena. Dans beaucoup de boutiques, les prix restent inchangés. Ce qui autorise l’hebdomadaire « LE PAYS » à se poser cette question : Mangera-t-on enfin au « Juste prix » ? Opération d’ailleurs plombée par des accusations de plagiat de la part de Mahamat Nour Abakar contre le président de la Chambre de Commerce et le ministre de la Communication.  

La lutte contre la vie chère n’est rien d’autre qu’un autre thème de campagne pour un pouvoir incapable de maitriser l’inflation depuis 30 ans, se désole « LE PAYS », mais pour L’info, il n’y a que le « JUSTE PRIX » qui compte pour le bonheur des tchadiens. 

L’intégralité des salaires revendiquée 

«  A quoi sert un salaire de misère, on n’en a pas besoin ». N’djamena bi-hebdo a ouvert ses lignes sur la fête du travail, le 1er mai dernier. « D’un 1er mai neutralisé », le secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad demande dans sa lettre de doléances l’annulation pure et simple du décret n° 687 du 31 octobre 2016 portant réduction des indemnités et primes des agents de l’Etat et le rétablissements des 35% sur les AGS.  

Dans son cahier des charges, Ngounou Vaima Ganfaré, alors SG de l’UST, demande au gouvernement de promouvoir l’emploi des jeunes, l’auto-emploi et le financement de l’entrepreneuriat des jeunes. Cette célébration a lieu aussi du coté de la confédération indépendante des syndicats du Tchad (CIST) qui réclame l’intégralité des acquis des travailleurs. Enfin, la CLTT se pose la question : « à quoi sert un salaire de misère ? » 

Acté par procuration… 

Tout y est, Mme Alingué Madeleine est éclaboussée par un scandale au sein de la Coordination Nationale des Artistes Tchadiens, titre à sa une « L’Observateur ». En effet, les artistes et leurs corporations se trouveraient dans un micmac avec Dame Alingué par rapport à la désignation des artistes au sein du Conseil économique social et culturel. 

Les concernés pointent du doigt Mme Madeleine Alingué de magouiller dans la désignation de leur représentant. Or, les artistes avaient officiellement élu deux représentants par voie légal. Selon L’Observateur, Mme Alingué aurait remplacé les noms à son niveau et foulé au pied le procès verbal établi par l’huissier de justice. 

Audit des diplômes à la fonction publique 

Le dernier à paraitre de la semaine est l’hebdomadaire ABBA GARDE qui titre sa Une sur les « 122 agents supposés mineurs détectés par le bureau en charge de l’audit des diplômes qui a découvert que certains agents n’ont pas l’âge requis pour intégrer la fonction publique ». Selon l’hebdomadaire, les investigations ont permis de déceler que la plupart de ces agents supposés mineurs n’ont pas de dossier à la fonction publique, moins encore dans les directions des ressources humaines des ministères concernés. ABBA GARDE signale que deux agents ont eux-mêmes falsifié leur âge grâce à une complicité entretenue au niveau de SYGASPE. 

ABBA GARDE parle dans ses lignes du jeune Mbaiguedem Richard qui est mort des suites de tortures au CSP 6. En effet, tout serait parti d’une altercation entre deux jeunes le 1er mai 2019 au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de la ville de N’Djamena. Les policiers du CSP 6 les ont conduits au commissariat de sécurité n°6. Au commissariat, l’un deux aurait payé une amende forfaitaire et aurait été relâché. Richard n’ayant pas les moyens pour payer sa caution aurait été retenu et torturé par les policiers, selon les parents de la victime. C’est dans une condition maladive que le jeune Richard à trouvé la mort à l’Hôpital général de référence national le 8 mai dernier. 

Mécontents de l’acte, certains qui se disent amis du défunt ont brulé des pneus sur le goudron non loin de la concession familiale du défunt. La police a fait une descente musclée dans le quartier et des gaz lacrymogènes ont été tirés sur les jeunes passants. Tard dans la nuit du 8 mai, c’était un chasse à l’homme dans le quartier. Des tirs nourris ont aussi été entendus dans le quartier. Depuis les incidents, le quartier Moursal est quadrillé. 

Manifestation des militants du MPS à Koumra 

Les militants du MPS de Koumra sont dans la rue, selon ABBA GARDE. En effet, l’imposition d’un secrétaire général provincial par la mission de restructuration du bureau provincial conduite par Djimtebaye Lapia Neldita, a irrité les militants de base qui n’ont eu d’autre choix que de sortir dans les rues pour manifester leur colère.

780 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article