S’appuyant sur un arbitrage rendu en sa faveur par la Cour commune de justice et d’arbitrage (CJCA), la société de télécoms N-Soft accélère pour obtenir le recouvrement de sa créance de 25 millions d’euros auprès de N’Djamena. Dirigée par le Français Roger Zini, l’entreprise a mandaté fin août le cabinet d’avocats français Talma Dispute Resolution pour l’inscription d’une hypothèque judiciaire provisoire de 2 millions d’euros sur plusieurs biens immobiliers appartenant à l’État tchadien à Paris. Celle-ci a été suivie d’une lettre d’huissiers envoyée le 24 août au secrétariat général du gouvernement pour l’avertir de la situation.

N-Soft a désormais deux mois pour rendre cette hypothèque définitive et procéder à la saisie de ces biens, qui comprennent un appartement de six pièces, une chambre privée, deux parkings et une cave dans le 16e arrondissement de Paris. Dans une correspondance adressée le 24 août aux avocats de l’État tchadien, le conseil de N-Soft laisse toutefois la porte ouverte à une solution à l’amiable en cas de versement « d’un premier règlement » et de la proposition « d’un échéancier raisonnable ». Le litige entre N-Soft et l’État tchadien trouve son origine dans un contrat de mise en place d’une plateforme de surveillance en temps réel du trafic des opérateurs, visant notamment à optimiser la collecte des taxes (AI du 16/08/22).

Africa intelligence

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