L’armée tchadienne et la population autochtone se sont violemment affrontés à l’entrée de la localité de Miski dans la journée de mardi à l’aide d’armes lourdes et légères. La ville de Miski est toujours sous le contrôle des personnes révoltées.

Résurgence de la violence armée dans le Nord du Tchad, la localité de Miski dans la région du Tibesti est toujours entre les mains de la population révoltée qui a repoussé une descente de l’armée tchadienne, d’après une source locale. L’armée tchadienne et la population autochtone se sont violemment affrontés à l’entrée de la localité de Miski dans la journée de mardi, à l’aide d’armes lourdes et légères. La population armée et révoltée serait parvenue à repousser l’armée qui aurait abandonné des victimes. Les différents détachements de l’armée tchadienne présents dans la région du Tibesti convergeraient vers la localité de Miski. Le commandant de la zone de défense de Faya Largeau aurait quitté cette après-midi Faya Largeau avec une bonne partie de ses éléments en direction de Tibesti, d’après une source militaire.
Un hélicoptère de combat de l’armée tchadienne qui a décollé dans la matinée a été aperçu cette après-midi à Faya, d’après cette même source militaire. L’armée tchadienne se préparait à lancer une offensive pour tenter de reprendre le contrôle de la localité. La tension prévaut actuellement et la reprise de la guerre au Nord du Tchad semble être probable avec l’évolution et la dégradation constante de la situation. Trois véhicules de l’armée auraient sauté sur des mines enfouies au sol. Cet affrontement serait dû au mécontentement de la population qui reproche à l’armée tchadienne présente dans la zone d’interdire la recherche de l’or dans la ville de Miski aux autochtones. En parallèle, des militaires tchadiens autoriseraient leurs proches venus d’autres contrées du Tchad à pratiquer l’orpaillage, ce qui serait à la base de cette révolte armée. 

Quant à la population révoltée, elle aurait miné l’entrée de la localité de Miski et serait retranchée dans des grottes avec des armes pour se préparer à une contre-offensive de l’armée tchadienne qui est inévitable. Le septentrion tchadien risque de renouer avec le cercle infernal de la confrontation armée compte tenu du désordre qui prévaut en Libye.

 

DJIMET WICHE WAHILI

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