Mahamat Idriss Déby estime que la transition tchadienne est dans le « bon timing » et promet à nouveau des élections « libres démocratiques et crédibles » à son issue. Le président du Conseil militaire de transition du Tchad s’est exprimé hier soir sur l’antenne de France 24, à l’occasion de sa venue à Paris. Près de sept mois après son arrivée au pouvoir, suite au décès de son père, il a évoqué les défis auxquels son pays fait face.

« Un coup d’État, c’est quelque chose de prémédité. Et ce qui s’est passé au Tchad, personne ne l’a prévu ». Mahamat Idriss Déby a commencé par défendre son arrivée au pouvoir : il n’est pas un putschiste, il a dû prendre ses responsabilités dans des circonstances exceptionnelles. Il n’a pas été « adoubé » par la France, mais Paris a « compris ce choix », ajoute-t-il.

Le Tchad fait face à plusieurs menaces. Pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme au Sahel, il l’assure, il ne se désengage pas : « Le Tchad a pris des engagements pour combattre le terrorisme. Et jusqu’à aujourd’hui, nous menons à bien cette lutte. Les forces africaines peuvent faire face au terrorisme. »

«Tenir» les promesses.

Sur le plan intérieur, le président du Conseil militaire de transition (CMT) a défendu le processus de transition en cours, et estime être « dans le bon timing » pour tenir le calendrier de 18 mois : « En tenant compte de notre feuille de route, nous sommes sur le bon timing. Il y a la volonté politique et je crois qu’il est possible de tenir ces promesses. »

Interrogé sur la possibilité de participer aux élections qui suivront la transition, il a esquivé : « Ma responsabilité est très lourde, elle ne me permet pas de penser à ma personne », conclut-il.

Tchadanthropus-tribune avec Melv Le Sage

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