Ce 11 novembre, lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité, le président de la Commission de l’Union africaine n’a pas réussi rallier les pays membres à sa cause.

Tenue à Addis-Abeba par visioconférence ce 11 novembre, la session du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) consacrée à l’examen de la situation au Tchad sur la base du rapport remis par le président de la Commission Moussa Faki Mahamat, s’est achevée sur un relatif échec de ce dernier. Les débats ont rapidement porté sur l’imposition de sanctions à l’encontre du régime tchadien, recommandées par Moussa Faki Mahamat dans son rapport sous forme de réquisitoire contre le président Mahamat Idriss Déby Itno.

Trois votes pour

Sur les quinze membres du CPS, seuls trois (Namibie, Zimbabwe, Ouganda) ont voté en faveur de mesures coercitives. L’Afrique du Sud s’est abstenue, alors que les onze autres pays représentés ont suivi le délégué du Nigeria qui a le premier appelé à voter contre l’application de sanctions (Sénégal, Gambie, Ghana, Tanzanie, Djibouti, Burundi, Congo, Cameroun, Maroc, Tunisie).

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La RD Congo, dont le président, Félix Tshisekedi, a été désigné le 25 octobre par la CEAAC facilitateur du processus de transition au Tchad, a pu participer à sa demande à cette session et s’y exprimer. En dépit de ce revers, Moussa Faki Mahamat ne compte pas en rester là. Il a obtenu que la situation au Tchad soit de nouveau à l’ordre du jour d’une prochaine réunion du CPS.

Jeune Afrique

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