Tchadanthropus-tribune a pris le temps pour recouper l’information pour ses lecteurs. Hormis l’aspect technique sur l’anarchie de l’octroi des passeports et documents tchadiens, voilà l’autre aspect concernant les magouilles sur les immatriculations des avions et dont l’ADAC est l’épicentre de la colère américaine.

 

Si l’interdiction de délivrance des visas aux citoyens tchadiens est ressentie comme une véritable injustice par la majorité des Tchadiens, Donald Trump semble avoir raison. Le 16 septembre dernier, nous relayons une information de nos confrères de la Lettre du Continent concernant une plainte déposée par le Directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC), Moustapha Abakar contre x, concernant l’immatriculation frauduleuse d’un Airbus A340-312 381 qui a pu se déplacer grâce à l’immatriculation TT-WAG alors même que la demande d’immatriculation de cet avion introduite en janvier 2017 était mise en instance par ledit DG. À sa décharge Moustapha Abakar aurait fait plusieurs fiches à son ministre, relevant l’aspect illicite de cette demande.

 

Un rapide coup d’œil sur internet à cette adresse : https://www.planespotters.net/airframe/Airbus/A340/YK-AZA Syrian-Arab-Airlines/BGpF69 permet de savoir que cet avion a porté pendant le mois de janvier dernier, l’immatriculation provisoire qui avait été utilisée par un avion présidentiel du Tchad en 2013 avant son immatriculation définitive.

 

 

Avant de découvrir le problème de l’Airbus, les autorités tchadiennes ont été saisies par l’ambassadrice des USA au Tchad en personne, qui s’est déplacée au bureau de Haoua Acyl afin de demander d’enquêter sur un Iliouchine 18 de la Compagnie Air Inter 1 dont un certain Mathias Tsarsi est responsable. Su recommandation, des techniciens de l’aviation civile, la ministre Haoua Acyl avait signé un arrêté portant retrait de l’agrément et de la licence de la Compagnie incriminée. Or, bien qu’ayant pris une sanction contre la Compagnie de Mathias Tsarsi qui est un proche parent de Pahimi Padacké Albert, en retirant son agrément et sa licence, la ministre Haoua Acyl qui est d’une incompétence notoire, revient sur son acte le 04 septembre après une intervention du 1er ministre en personne. Pahimi Padacké lui a demandé de lever l’interdiction d’Air inter.

 

Usant de son autorité (Pahimi Padacké), aucune suite judiciaire n’a été donnée à l’affaire malgré la plainte du DG de l’ADAC contre x. Le PM a actionné son lobby au ministère de la Justice, avec à sa tête le Procureur général Mahouli pour ne pas inquiéter son poulain Mathias Tsarsi qui arroserait tout le monde avec du pot de vin, selon une source dans ledit ministère.

 

Pourtant, notre enquête nous relève que les américains qui ont écrit le 13 septembre au ministère relativement au Airbus A340-312 381, n’ont pas eu de réponse à temps et n’ayant vu aucune action judicaire, ont conclu à la complicité de l’Etat Tchadien qui protègent les terroristes du moins les complices des terroristes. Cette fois la goutte d’eau était de trop, il y a eu l’anarchie des passeports, mais fournir des documents pour permettre aux avions impliqués dans les pays en guerre et sous sanction onusienne est très grave. Surtout si ces pays sont des terreaux du terrorisme mondial. La cupidité de Pahimi Padacké Albert et l’incompétence de Haoua Acyl ont couté cher au Tchad et les dégâts ne sont pas prêts d’être finis.

 

Soyons sérieux, quand on aime ce pays on ne le fiche pas de cette manière. Quel opérateur économique voudra travailler avec un État voyou ?

 

Les promesses du PND risquent fort de demeurer une chimère à la vue des scandales qui secouent le pays. Entretemps, plusieurs personnes ont été arrêtées au sein de l’ADAC – le DGA Alladoum Service pour son rôle dans le dossier du temps où il était Directeur de la sûreté aérienne – Le chef de division de la navigation aérienne aussi – Un expert camerounais, et le DG d’Air Inter1 Mathias TSARSI sont tous sous les verrous. Mathias TSARSI est l’individu véreux que le 1er ministre Pahimi Padacké a défendu, puis instruit Haoua Acyl de collaborer avec lui. Moustapha Abakar a été entendu par la police judiciaire et laissé libre.

 

Au-delà des personnes incriminées, il faudrait pousser l’investigation trop loin et chercher à savoir si Zackaria Idriss Déby n’est pas trempé là-dedans, lui qui fait de la location et immatriculation de l’aviation tchadienne sa chasse gardée. Quand à Haoua Acyl, au-delà de son limogeage, elle devrait aussi suivre les cadres de l’ADAC en prison, sauf que pour son cas, son statut de ministre lui a servi de couverture, mais jusqu’à quand ? … À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

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