La société française de certification Veritas souhaite s’implanter à N’Djamena pour contrôler les produits pétroliers issus de la raffinerie de Djermaya.


Le partenariat entre Bureau Veritas et le Tchad en discussion depuis 2011 semble s’être récemment accéléré. Le directeur général de la nouvelle autorité de régulation du secteur pétrolier aval, Moustapha Boukar,était à Paris début janvier pour discuter des derniers détails de la création d’une société mixte avec la compagnie française de certification. Celle-ci contrôlerait 51% d’une nouvelle entité en coopération avec l’Etat tchadien. La société mixte serait chargée de gérer un laboratoire d’analyse des produits pétroliers transformés à Djermaya, raffinerie située à 40 km de N’Djamena. 

Actuellement, cette unité contrôlée en majorité par la CNPC chinoise produit environ 13 000 b/j et pourvoit à la totalité des besoins nationaux. L’arrivée de Bureau Veritas doit permettre de crédibiliser le processus de fourniture d’une qualité constante de l’essence pour les véhicules ainsi que pour les avions au départ de l’aéroport de N’Djamena. Son intervention éviterait toute suspicion de la part des compagnies aériennes. La raffinerie, qui a une capacité de 20 000 b/j, pourrait également envisager de se lancer dans l’exportation, avec les 7 000 b/j de surplus. Un accord de fourniture d’essence avait déjà été signé avec la Centrafrique en 2011 mais il ne s’est jamais matérialisé. 

Selon le ministère tchadien du pétrole, la discussion entre Moustapha Boukar (par ailleurs ancien directeur général de la société des hydrocarbures du Tchad et Veritas n’a pas encore permis de fixer l’organisation interne de la future société. Le directeur général serait très probablement français et son adjoint tchadien. Mais, pour le reste, tout est encore à définir. N’Djamena souhaite voir aboutir cette négociation d’ici février ou mars. 

Africa Energy Intelligence

 

 

 

 

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