18/07/2016: TCHAD/Infrastructures: obnubilé par les revenus du pétrole à une certaine époque, et sans un plan de développement étudié, plusieurs villes du pays ont bénéficié des infrastructures grâce aux projets dits présidentiels. C’est ainsi que le lycée moderne d’Ati (cheflieu de la région du Batha) a vu le jour dans le but dit-on d’absorber les sureffectifs dans les salles de classe. Érigé à la sortie de la ville, avec une architecture identique aux autres lycées modernes que compte le pays, le lycée moderne d’Ati ne pourra peut-être jamais s’ouvrir aux disciples. Achevé et prêt à l’usage, cette infrastructure scolaire n’accueillera pas les élèves pour la rentrée scolaire, d’après les autorités de la région interrogées. “ L’inauguration devrait se faire en décembre 2010. Mais, après une étude effectuée par une mission, il ressort que le lycée ne pourra pas être fonctionnel pour des raisons sécuritaires.  Il semble que la fondation est mal faite et que tout risque de s’écrouler à tout moment “. Sans autre issue possible, la rentrée scolaire écoulée a été gérée par double vacation. Un groupe des lycéens prenaient leurs cours de 7 h à 12 et un autre groupe de 12 h à 17 h. Pour les autochtones interrogés, c’est un vrai gâchis que le chef de l’État leur offre, mais que les responsables en charge ne l’exécutent pas comme il se doit. Tchadanthropus-tribune le réaffirme encore, c’est du gâchis, l’argent du peuple tchadien jeté par la fenêtre, et ceux qui ont raté cette œuvre ne seront pas inquiétés. La ville d’Ati compte plus de trois mille collégiens, qui s’ajouteront à la rentrée prochaine aux 1022 pensionnaires du lycée Acyl Ahmat Akhabach situé dans la ville.

Tchadanthropus-tribune avec Tchadinfos. 

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