30/01/2017: TCHAD/Le limogeage du ministre des Finances Mbogo Seli: Vous vous souvenez du limogeage du ministre des Finances la semaine dernière par un décret signé d’Idriss Déby, sans mention de la date alors que dans l’article 2 du même décret, il est mentionné que le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et prend effet pour compter de la date de sa signature, et sera enregistré et publié au Journal officiel de la République. Est-ce que dans une république qui se respecte ce genre de décret est légal devant la loi ? Pourquoi ceux qui se disent responsables de ce pays n’ont pas honte de l’administration qu’ils représentent ? Puisque ce n’est pas la 1ère fois que des faits comme ça se présentent. Bref, revenons sur les quelques raisons qui ont fait partir Mbogo Seli. Primo, le ministre sortant fait face à un lobby de grande importance, qui a l’oreille d’Idriss Déby. Le 1er ministre Padacké boy Albert Pahimi, Abdoulaye Sabre Djiddo entre autres. Il faut noter que ce groupe de lobby qui est mu par des intérêts occultes, est allé dire à Idriss Déby que le ministre des Finances ne respecte pas les fameuses 16 mesures.


Mbogo Seli aurait lâché lors d’une réunion que rien qu’avec les recettes traditionnelles de l’État, la république pourrait payer tous ses fonctionnaires du pays et que l’argent pourrait suffire. Les recettes des
 Douanes, Domaines et impôts, si elles étaient bien gérées pourraient régler les problèmes en suspend et payer les fonctionnaires à terme échu. Bien entendu, payer les fonctionnaires avec de l’argent qui échoit entre les mains des lobbys ne plait à personne. Les lobbys sont constitués du 1er ministre jusqu’à certains membres du gouvernement, qui ne versent jamais intégralement les recettes de l’État au trésor public. Parallèlement les mêmes membres du gouvernement traficotent dans des affaires louches avec l’argent de l’État. Pahimi Padacké 1er ministre, mais aussi homme d’affaires qui présente ses factures au trésor public. Des preuves irréfutables existent, alors que la loi interdit formellement à tout fonctionnaire de l’État ces genres de procédés. Le groupe de lobby a trouvé là où Idriss Déby est sensible, les 16 mesures. Quiconque ne veut pas les appliquer devra subir. Cela est une des raisons venues compléter un savonnage de plancher des sieurs Pahimi et Djiddo Sabre. Le ministron comme chacun le sait se fait le chantre de ces mesures en lieu et place des membres du gouvernement indiqués. Voilà une des choses que Déby n’a pas appréciée. Ce qu’Idriss Déby ne sait pas ce que le 1er ministre lui-même envenime la situation sociale sachant qu’il est partant. Avant son départ Pahimi règle ses comptes à beaucoup de personnes en envoyant l’inspection générale de contrôle de l’État. Dans n conversations entre le 1er ministre et certains membres du gouvernement il ressort clairement les véhémences du 1er ministre à travers le ton qu’il emploie, un dédain envers les travailleurs. Rien ne vient à travers ses communications calmer la fronde sociale. L’autre remarque dans l’affaire est l’influence des bouffons en connivence avec les lobbys. Lors d’une communication Mbogo Seli ne s’est pas mi en évidence devant le portrait d’Idriss Déby afin que la photo officielle de la république ne ressorte derrière lui comme le font tous les ministres en place, une des raisons que les bouffons auraient exploitées. Les oreilles de Déby auraient sifflé, lui qui assez souvent est posté devant la télévision tchadienne à 20 heures pour suivre les infos. Furie d’un soir, le décret qui était depuis quelque temps dans le fameux parafeur rouge bordeaux fut mis en évidence, et avant qu’il ne s’envole pour Brazzaville, Déby le signa. Mbogo Seli n’a rien vu venir, lui qui en conseil des ministres le même jour recevait les salamalecs de ses collègues, lui encore en qui certaines instructions furent données. Ah, la politique, n’est-elle pas l’âme de l’hypocrisie ? 

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