CONSEIL NATIONAL STATUTAIRE

 

N’Djamena, les 1er, 2 et 3 mai 2015

 

DISCOURS DU PRESIDENT NATIONAL

 

Mesdames et Messieurs les Présidents et Secrétaire Généraux des  Partis politiques

Mesdames et Messieurs les Responsables des Organisations de la Société  Civile ;

Camarades Membres du Bureau Exécutif ;

Camarades Députés ;

Camarades Conseillers Nationaux ;

Camarades Membres de l’UFR, UJR et du Comité des Sages ;

Camarades Membres des Comités Régionaux  et Départementaux,

Camarades Militantes et Militants,

Mesdames et Messieurs cher(e)s invité (e)s,

 

Même s’il est coutume de commencer par là, permettez-moi de vous dire que ce que je ressens aujourd’hui ici, est au-delà de ces usages. C’est ainsi qu’en mon nom et  au nom de l’UNDR, je veux d’emblée vous remercier tous de cet honneur  remarquable que vous nous faites en étant à nos cotés ce matin pour l’ouverture de notre Conseil National Statutaire. Le faisant ainsi, vous nous témoignez non seulement votre amitié pour l’UNDR, mais aussi la grande estime que vous avez pour la lutte de l’opposition Tchadienne dans laquelle vous croyez. Par-dessus, je vous souhaite la bienvenue.

 

Plus qu’ici, je veux aussi remercier tous ceux et celles qui, grâce à leur travail ont rendu possible la tenue ces assises. Le Comité Régional pour la Ville de N’Djamena et le Comité Départemental du 8ème Arrondissement pour la Ville de N’Djamena, qui nous accueillent une fois de plus, je les remercie vivement d’avoir agi dans une parfaite et efficace synergie avec le Comité d’organisation. Les délégués de tous les comités ici présents, je vous souhaite la bienvenue.

 

Camarades et Ami(e)s, il ne vous aura pas échappé qu’en pareil moment, c’est-à-dire début mai, des opposants et surtout des élus ont été, sur la base d’une stratégie de complot, interpellés et arrêtés. Ce moment doit-nous rappeler la nature du régime qui n’a de cesse torturé, arrêter et tuer les opposants. Ces comportements criminels ne doivent pas rester impunis.

 

Camarades,


En faisant le bilan des très riches activités du Parti durant l’année 2014 et en ce premier trimestre 2015, je  dirais que le pari est tenu. Mais en parlant de ces efforts accomplis, ce n’est pas autant dire que ceux-ci se sont accomplis sans difficultés et rien de tout çà ne nous a été donné cadeau. C’est pourquoi, les questions relatives à l’examen de ces difficultés seront identifiées pour plus d’efficacité en ce moment où beaucoup sont attendus de nous sans oublier les obstacles et non des moindres qui se dressent sur notre chemin. Et s’il fallait durant les débats chercher et arrêter la stratégie électorale en cette période préélectorale dont seul le conseil a compétence d’en arrêter, moi, je vous suggère de réfléchir dans le sens d’une coalition hétéroclite des partis politiques de l’opposition.


Camarades, ces assises statutaires, il faut le souligner, qui devaient se tenir au début de l’année, ont connu un retard de quelques mois sur nos textes statutaires, contrairement à nos habitudes.  En fait ce sont les événements politiques  du pays et de la mise en application des recommandations et résolutions du  5ème Congrès ordinaire du Parti, tenu à Moundou les 11, 12 et 13 avril 2015, qui ont empêché de nous retrouver, car le CNS devait initialement se dérouler en janvier 2015. Qu’à cela ne tiennent, nous voici donc réunis avec l’ensemble des Camarades Représentants de nos structures départementaux et régionaux.

 

Pendant 48 heures, nous allons vivre ensemble, partager sur le parti, communier en cette occasion que nous donne le conseil. Faut-il le rappeler, le Conseil National Statutaire est par excellence le suivi et l’évaluation annuelle (devis programme) de l’exécution des activités  dans le cadre logique du programme du Parti adopté au congrès ordinaire.  C’est ici le lieu que les dirigeants à tous les niveaux sont interpellés, en particulier ceux du Bureau Exécutif, en charge de diriger le parti et pour qui l’heure a sonné de rendre compte à mi-parcours. D’ores et déjà, je vous exhorte, après la séance d’ouverture d’écouter attentivement les rapports des différents responsables.  

 

Camarades,

 

Le 5ème congrès ordinaire de Moundou, congrès mémorable et historique, a offert l’opportunité d’ausculter notre parti et de réaffirmer notre volonté inébranlable de poursuivre notre marche pour la conquête certaine du pouvoir en 2016. Notre parti a aujourd’hui vingt trois ans d’existence. Depuis sa création en 1992, grâce au soutien de ses militants, le parti a sillonné presque tout le pays pour s’implanter et encadrer ses militants. Ce travail parfois ingrat, nous l’avons fait et nous le poursuivons pour être un grand parti fier de lui-même et de ses militants. Vous me demanderez ce qu’il en est aujourd’hui ?  Oui, aujourd’hui plus qu’hier, nous sommes un parti de mieux en mieux structuré et organisé disposant de ressources humaines de qualité pour mener toutes les réflexions, aussi pointues soient elles. Et pour l’illustrer, l’Ecole des cadres du parti, notre dernière innovation, a démarré lors de la rentrée politique le 7 novembre 2014 par une session inaugurale. Ensuite, le 25 avril dernier, elle a commencé sa première session. Cette école, va s’atteler à former les militants au civisme, au patriotisme, au militantisme et au fonctionnement de l’Etat bref, des cadres prêt à assumer l’alternance qui est irréversible. Elle va s’ouvrir sur l’extérieur en intégrant des militants de l’opposition qui le souhaiteraient, sur certains modules. Justement, l’un des thèmes de ce conseil porte sur la réflexion concernant le fonctionnement de cette structure de formation politique.


Camarades,

 

Lucidement et très fermement, nous avançons avec élégance politique et détermination, nous arriverons bientôt. N’en déplaise aux petits esprits repêchés et des plumitifs engagés pour soi-disant écorner notre image. Camarades, ils vont remuer ciel et terre, brasser vent et fouiller et bécher la terre, agiter la mer, ils ne nous ébranlerons jamais.

 

Camarades,


Pour participer aux élections, nous exigeons certes la transparence, mais nous devons nous y préparer car, notre adversaire de toujours, le MPS qui veut s’imposer par tous les moyens, légaux et illégaux et obscurs a dressé des embûches contre nous. Ne nous lassons pas, tenons bon et continuons jusqu’à la victoire finale qui est proche. Nous devons lutter contre la fraude et le tripatouillage électoral. C’est pourquoi, quand vous serez dans les bureaux de vote durant toutes les opérations jusqu’au dépouillement. Vous devez retenir une chose : assumer votre responsabilité et régler les contentieux électoraux sur place dans les bureaux de vote. Les textes vous y autorisent.


Camarades
,


En ce concerne la vie du parti, le congrès a instruit le Bureau Exécutif aux fins de revoir nos textes de base. Aussi, nous aurons à nous pencher sur les statuts, le règlement intérieur et la charte d’éthique. En effet, durant les travaux, le temps nous été imparti et nous avons adopté ces documents importants à examiner. C’est le lieu d’apporter les amendements nécessaires. Adoptons des textes corrects en prenant en compte l’évolution de l’heure actuelle, car nous savons que la pratique politique de ces dernières années est marquée par la volonté d’imposer le parti au pouvoir comme un  Parti-Etat. Le jeu politique consiste à marginaliser systématiquement l’opposition pour laisser le terrain au seul MPS, foulant au pied tous les textes qui font avancer le processus démocratique.

 

Nous nous engageons à pratiquer une démocratie ouverte où chaque citoyen pourra librement militer dans le parti politique de son choix et l’Administration dépolitisée de manière à permettre une libre et saine concurrence des partis politiques. Ces derniers devront bénéficier de subventions et de financement des élections sur des bases claires fixées par la loi. 

 

Les sorties désespérées actuelles du MPS pour verrouiller le processus électoral à venir nous interpellent tous. Sinon comment comprendre que la biométrie qui était programmé à l’issue de l’accord du 13 août 2007, se trouve encore sur la table de discussion ? Avec la mise en œuvre annoncée de la biométrie, le MPS tourne en rond et retarde les échéances pour trouver de nouvelles formules de fraude en refusant l’intégration du kit d’identification de l’électeur dans la solution à retenir. Il ne sera jamais redondant de parler du kit puisqu’il en est ainsi. Sans vous minimiser, je vais encore une fois de plus me livrer à un exercice d’explication de ce qu’on appelle le d’identification de l’électeur. Vous savez, dans le processus de biométrisation électorale, l’électeur n’est pas forcément le votant. Pour passer du stade d’électeur au votant, il y’a une étape à franchir, c’est celle de vérification de l’identification de l’électeur. C’est donc passer ce contrôle que l’électeur peut être admis à voter. Et l’outil incontestable, reste le kit d’identification des électeurs comme son nom l’indique. En plus, ce kit sert d’un outil de sécurisation du vote de l’électeur qui, en votant attend à ce que son vote soit bien comptabilisé et non altéré à travers des proclamations des résultats qui n’ont jamais reflétés le suffrage exprimé par les Tchadiens depuis 1996. Cette absence de sécurisation du vote de l’électeur, si elle continue entrainera la désaffection totale des électeurs à la chose électorale partant, c’est une menace certaine pour la démocratie au Tchad car, aucun tchadien ira voter parce que son vote lui sera volé à la fin.

 

Nous veillerons au grain, camarades : pas de biométrie, pas d’élection ; sans kit, pas d’élection.  Les autres fraudes électroniques, nous les connaissons aussi et nous verrons bien comment le MPS pourra s’en sortir. Mais ce que le peuple des électeurs a peut-être le plus vigoureusement sanctionné, c’est l’arrogance du pouvoir. Pendant cinq ans, on avait oublié, au sommet de l’Etat, que la légitimité du pouvoir, la seule, c’est la délégation que donne la souveraineté populaire

 

C’est pourquoi, j’appelle les tchadiens à se préparer résolument au vote d’adhésion, au choix positif et décisif. Ceci passe par la sécurisation de leur vote à travers le kit d’identification des électeurs dans les bureaux de vote.

 

Au plan intérieur,


L’année 2015 est supposée par les institutions internationales comme l’année de l’évaluation des OMDS. Alors que constate-t-on au Tchad du point de vue résultats ?


Après 25 ans de pouvoir, le bilan est terrible, la situation socioéconomique est plus que critique. C
aractéristique principale du régime, la mauvaise gouvernance s’est installée et ses racines sont les tenants du pouvoir. Les détournements des deniers publics sont programmés et encouragés. Ils constituent le sport favori où le meilleur détourneur est promu à des responsabilités plus fructueuses pour mieux (se) servir. La corruption est devenue institutionnelle. Les régies et les finances publiques sont entre les mains d’une famille, l’impunité est exigée en système, l’insécurité va grandissante et les atteintes aux personnes sont au summum.

 

A dessein, l’Etat tchadien a été déstructuré pour être mieux asservi et exploité. Je citerai en exemple l’exécution du budget 2015 dit budget de restriction à gérer avec parcimonie!


Vous avez suivi comme moi que qu’un collectif budgétaire a été annoncé. Quand est-ce qu’il a y eu engagements pour que ces derniers soient arrêtés ? Comment ont-ils donc fait pour fonctionner ? C’est l’un des paradoxes tchadiens d’un Etat qui fonctionne avec un budget fictif.


L’économie nationale est genoux. Mal maquillée par des statistiques bidonnées démenties systématiquement par les réalités socioéconomiques. Je le répète, les voyants sont au rouge, l’Etat est en banqueroute et est incapable de payer le salaire à termes échu. La tension sociale est explosive, nous somme un brasier que les pompiers pyromanes ont allumé depuis 25 ans. Les travailleurs sont blasés et floués par des fausses promesses quat aux engagements signés d’accord parties, la jeunesse bouillonne parce que sans perspective. Et à la fin, on nous accuse. Nous accuser, c’est insulter les tchadiens, c’est ignorer les mentalités ont évoluées. Chers ami(e)s, quand un gouvernement ignore qu’en méprisant une nation, la république se venge, que peut-on dire ? C’est ce qui est entrain d’être fait.


Le présent Plan National de Développement 2013-2015 (PND 2013-2015), considéré par le Gouvernement comme le Grand schelem et qui fait l’objet d’une conférence de mobilisation de centaines de milliards à Paris qui dit-on permettra au pays de renforcer les bases de la croissance économique et sociale et fera du Tchad un pays émergent à l’horizon 2025 selon la fameuse vision du Président fondateur  n’a pas eu d’effets. Nous sommes au premier semestre 2015, il ne reste à ce plan que huit mois. Avec mille milliards récoltés, nous sommes au statut quo. Les OMD ne sont pas atteints. Où est l’amélioration de la qualité de vie de la population, la réduction de la pauvreté en milieu rural, l’accès à l’eau potable et à l’éducation avec ce que je vais appeler la guerre faite à l’école Tchadienne durant l’année 2104 ? La population boit l’eau du puits, les enfants sont assis sur les bois sinon par terre, des milliers de chômeurs sans emploi…Tout çà à cause de l’incapacité d’un gouvernement irresponsable.


Tchad, pays émergent à l’horizon 2025, maintenant ce n’est plus çà. Comme on se rend compte que cela être difficile, maintenant c’est Tchad, pays émergent à l’horizon 2030. Camarades, il n y aura pas de pays émergent mais de pays à terre si ce régime continue à gérer le pays encore un an de plus.


Au plan extérieur,


Avant de vous dire quelque chose, je voudrais rappeler pour le regretter ce qui s’est passé il y a quelques jours au large de la méditerranée. A cause des régimes dictatoriaux, qui compriment et compromettent l’avenir de la jeunesse, la rendant une jeunesse sans perspective et contrainte à l’exil en quête de travail au risque de leur vie, sur les embarcations de fortune en pleine méditerranée occasionnant plus 700 morts parmi lesquels s’ y trouvent des diplômés sans emploi et des ouvriers qui constituent une main-d’œuvre pluridisciplinaire et qui peuvent contribuer au développement de l’Afrique. Malheureusement, la mer les a happés. Ce cimetière sans tombe de la jeunesse africaine ne doit pas passer inaperçu. Les nations européennes sont interpellées en ce qui concerne leur soutien affiché ou déguisé aux dictatures africaines qui empêchent toute alternance, seul gage de création des conditions de développement qui peuvent offrir des opportunités d’emploi et maintenir les jeunes africains chez eux. Mais si l’Europe continue a être complaisant avec des régimes dictatoriaux au seul motif de la sécurité, l’autre danger gigantesque et imminent de ce siècle sera l’invasion de l’Europe. 

 

En ce qui concerne la politique extérieure du pays, surtout l’engament de nos troupes sur les théâtres d’opérations extérieures, le moment est venu pour poser clairement le débat et faire le bilan de l’engagement de notre armée sur les théâtres d’opérations extérieures.


Fatiguées d’une sorte de guerre qui n’est pas la leur, les familles tchadiennes nous interrogent sur l’avenir de leurs enfants qui se réveillent un matin sans père et pour toujours, pire sans ressources d’aucunes, parfois chassées des maisons à cause de non paiement du loyer, chassées des écoles à cause de non paiement de la scolarité. Camarades, doit-on continuer à faire cette guerre avec nos moyens militaires et financiers pendant que nos enfants continuent à mourir ?


Camarades
,


Le Conseil Statutaire, je le disais plus haut, est le lieu de retrouvaille pour suivre le chemin tracé par les actes du 5ème congrès ordinaire tenu en 2014 à Moundou. Celui-ci se tient pratiquement à un an des présidentielles de 2016, l’année convoitée pour conquérir le pouvoir et entamer l’Alternance tant souhaitée. Dans cette dynamique, l’UNDR est aujourd’hui
le multiplicateur d’espérance.


Chaque comité régional ou départemental aura à livrer tout à l’heure chacun son rapport. Aussi je vous exhorte à écouter avec sérénité et à participer aux débats et aux discussions pendant les travaux. Souvenez vous que c’est parce que le parti est fort et qu’il s’apprête à conquérir le pouvoir que nous devons mettre du sérieux dans ce que nous faisons. Les manifestations de ralliement et/ou d’adhésion constatées ces derniers jours, doivent nous y conduire.


Par ailleurs, notre parti ne peut vivre dans ses échelons locaux au seul rythme des assemblées générales statutaires annuelles. Chacun des comités régionaux et départementaux devra organiser, le cas échéant avec les comités locaux, des débats thématiques occasionnels d’actualités et en rendre compte au Bureau Exécutif.


Nos textes et surtout le programme politique devront être clairement élaborés et compréhensible pour tous. Ils doivent répondre aux aspirations de notre peuple. Ils doivent être faciles d’application dans tous les domaines. Il s’agira en effet de :
la jeunesse, la solidarité entre les générations, l’éducation, le logement social, l’emploi, la justice et la sécurité mais aussi l’assainissement de nos finances publiques et le retour aux grands équilibres macroéconomiques dans le cadre de nos engagements sous-régionaux, tout ceci sans perdre de vue une coopération fructueuse et gagnante pour le développement du pays vers plus de justice et de croissance. Il s’agit entre autre de :

     
Assurer une justice indépendante et équitable pour tous ;

      Permettre aux médias de remplir efficacement leur mission de service public ;

     
Corriger le désordre instauré au nom de la décentralisation appliquée sans vision politique, avec de multiples créations d’entités administratives ;

  Mener une campagne d’information, de sensibilisation et de concertation pour une bonne appropriation du concept de la décentralisation ;

      Pratiquer le bilinguisme dans l’administration et dans le système éducatif ;

      Former une armée nationale républicaine ;

      Développer les régions sans injustice ;

      Faire un diagnostic sérieux des maux qui minent le système éducatif ;

      Se pencher sur d’autres domaines aussi déterminants comme la santé, le secteur rural, l’eau, l’énergie et les infrastructures.

 

Il convient d’insister sur notre jeunesse à laquelle il faut y veiller surtout en matière d’encadrement aussi bien au niveau de la formation qu’en matière des sports de la culture et des loisirs. La pratique du sport sera réintroduite dans les cycles primaires et secondaires comme disciplines obligatoires.

 

Je me tourne maintenant vers vous, chers amis de l’opposition, unis, nous sommes plus forts, unis nous vaincrons, unis, nous porterons plus loin notre combat pour le bien être des Tchadiens et  réaliserons le souci du progrès collectif et le rêve des Tchadiens qui est le changement.

Je nous invite à partir  d’aujourd’hui à prendre un nouvel élan pour avancer en rang serré et de façon déterminée dans une unité d’action que nous recommande les exigences de la victoire de l’opposition.


Je vous remercie.

 
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