18/07/2016: TCHAD/Union Africaine (sommet des chefs d’État): Le Tchad, grand perdant pour son organisation – Le 27e sommet des chefs d’État de l’Union africaine s’est ouvert à Kigali au Rwanda, ce dimanche 17 juillet 2016. Pour la première fois, la cérémonie d’ouverture sera précédée d’un huis clos. Les chefs d’Etat se sont réunis pour évoquer des sujets qui divisent, comme la succession de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Dlamini-Zuma ou l’éventuelle réintégration du Maroc dans l’organisation. Les chefs d’État de l’Union africaine (UA) ont étudié une demande de report de l’élection de nouveau président de la Commission de l’organisation, déposée par les pays de la CEDEAO (Commission économique des États d’Afrique de l’Ouest). Selon plusieurs sources diplomatiques, le Tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA, a exprimé sa réserve, estimant qu’il n’y avait pas de fondement juridique pour enclencher un report. Arriveront ensuite d’autres sujets majeurs comme la situation au Soudan du Sud ou au Burundi. Le Burundi qui a justement décidé de quitter le sommet de l’UA. La raison de ce départ précipité, c’est la présence éventuelle à la frontière entre le Rwanda et le Burundi de groupes armés hostiles au président burundais Pierre Nkurunziza, et qui seraient armés par le régime rwandais de Paul Kagamé. C’est du moins l’accusation lancée par le Burundi. Ce que dément fermement le Rwanda. Autre sujet évoqué est celui du Sud Soudan. Lors de ce sommet, il sera question en premier lieu de la situation dans ce pays, avec la flambée de violences dans la capitale Juba le week-end du 9 au 10 juillet et la crainte d’un nouveau conflit à grande échelle dans ce pays qui ne fête que ses cinq ans d’existence. Une réunion s’est d’ailleurs tenue ce samedi 16 juillet au soir dans un grand hôtel de Kigali, en présence de tous les chefs d’État et de gouvernement d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique, à l’exception du président sud-soudanais Salva Kiir et de son vice-président Reik Machar, les deux protagonistes de la guerre civile, qui sont tous deux restés à Juba pour des raisons évidentes de sécurité. Si des nombreux sujets ont été abordés, le problème de sécurité et du terrorisme étaient dans toutes les têtes. Daesh, Al-Qaïda, Chebabs, Boko-Haram sont aujourd’hui les ennemis du monde moderne. Idriss Déby propose un fonds de lutte contre le terrorisme. Il faut féliciter les Rwandais pour le succès et l’organisation de ce sommet, et avoir un brin d’amertume pour notre pays, car l’organisation de tel évènement contribue grandement à mettre le projecteur sur un pays pour son développement et permettre des retombées pour sa population, en termes d’infrastructures, d’emplois, de brassage de culture et de bond économique. Le Rwanda, pays complètement à genou en 1994 à cause d’un génocide sans précédant se relève par l’exemple au-delà de l’organisation de ce sommet. Au Tchad il nous a manqué le sérieux, rien que du sérieux et du travail bien fait. Une occasion ratée comme toujours, que l’on ne vient pas nous dire autre chose. Au lieu de rire à pleines dents, Idriss Déby doit être amer, rien que par fierté pour le Tchad qu’il foule souvent au pied.

Tchadanthropus-tribune avec RFI & le Monde

 

 

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