Depuis plusieurs mois déjà, l’ancien rebelle Baba Laddé qui avait fait son retour au Tchad grâce à des négociations avec le régime Déby continue de croupir encore en prison. Après l’avoir déporté dans les bagnes de Koro-Toro en plein Désert, grâce aux tapages d’Amnistie internationale et les dénonciations des activistes en France, Baba Laddé fut transféré à la prison de Moussoro pour avoir des soins. Médecin sans frontière s’est occupé de lui malgré les tracasseries des sbires du régime qui voudraient faire payer à cet homme son engagement d’antan.

 

Deux ans durant, cela n’a pas suffi de faire souffrir l’homme peul qui croupit à la maison d’arrêt de Moussoro, puis dernièrement selon certaines informations à la prison de N’Djamena. Diabétique et hypertendu, Baba Laddé devrait recevoir des soins sous bonne garde à l’hôpital de référence national de N’Djamena. Un hôpital qui n’a de référence que son grand nom, et que les budgets de l’état souvent au rabais ont fini par le déchoir du standing qui était le sien. C’est dans cet hôpital-là que le ministre de la justice avait ordonné ses soins. Mais les conditions imposées à baba Laddé étaient tellement humiliantes que le prisonnier a fini par rejeter cette offre. Le régisseur de la prison qui agit sur instruction a fini par décourager Baba Laddé qui a demandé de regagner sa cellule. Pourtant les médecins qui ont examiné Baba Laddé sont formels, ce patient, selon les médecins, doit être hospitalisé pour plusieurs jours afin que des soins lui soient prodigués. Le régisseur lui ne peut pas dépasser une demi-journée d’autorisation. Voilà la situation dommageable de Baba Laddé que les ONG de droits de l’homme doivent prendre à bras le corps pour lui trouver une issue, sinon c’est une mort certaine que le régime Déby aura sur sa conscience.

Tchadanthropus-tribune

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