Bonjour Monsieur le Directeur,
Avant tout propos, recevez ici mes voeux de bonheur pour l’année 2018 qui vient de commencer. Je viens par la présente soumettre à votre appréciation, le contenu intégral de ce liminaire, qui à mon avis pourrait interesser vos lecteurs(internautes), surtout que vous faites un travail qui, faut-il le rappeller, attire l’attention de tous les compatriotes. Dans ce liminaire, vous decouvrerez plusieurs points touchants la vie de nos concitoyens, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays. Sans autant tomber dans de commentaires, je vous prie, Monsieur, de publier ce liminaire, pour donner une idée à l’opinion nationale et internationale sur notre point de vue.

 

Cordialement Djividi Boukar dibeing !

Déclaration liminaire du Président du PDS à l’occasion de la présentation de vœux de ses militants, le 27 Janvier 2018

  • Mesdames et Messieurs les journalistes
  • Chers camarades,

Je suis très touché des cordiales et encourageantes paroles que le Secrétaire Générale vient de m’adresser en votre nom à tous. Je vous en remercie du fond du cœur. Oui, vous ne sauriez croire avec quel plaisir je vous remercie de cette meilleure initiative de me présenter vos vœux du nouvel an. Que Dieu nous exauce tous et qu’il nous donne à cultiver un amour tendre et sincère dans notre parti, qui se veut un creuset national. En particulier, pour cette nouvelle aventure que sera 2018, que Dieu nous accorde à parler et à penser avec sagesse, car c’est lui le maître de la sagesse et il conduit le sage. Vous l’avez si bien relevé, notre parti qui a à peine cinq ans prend au jour le jour de l’envergure et il a du vent en poupe. C’est donc un motif de légitime fierté pour les militants et les militantes. Pour autant, nous ne devons pas dormir sur nos deux oreillers, car la vie politique est un combat de chaque pour faire face à l’adversité même les plus coriaces

Mes chers camarades,

En présence de ce parterre des hommes de presse, vous me permettriez certainement de saisir l’opportunité pour m’exprimer sur un certain nombre des sujets qui agitent la vie nationale et internationale. Au plan national, l’utilisation par le régime MPS des méthodes d’un ancien monde pour nous gouverner au troisième millénaire mérite d’être fustigée. Nous citerons entre autre, l’institution des mesures d’austérité, se traduisant par l’abattement des salaires, au moment où les révélations sur les détournements des fonds publics sont ahurissantes ; la politique de la protection de l’environnement sans qu’on se soucie de l’être humain ; l’interdiction systématique des manifestations, alors que la grève consacrée par la Loi fondamentale est une arme au service de la démocratie ; la militarisation des services des finances à travers la création de la force d’appui aux régies ; les prorogations d’autorité des échéances électorales constitutionnelles etc…

Dans notre entendement, cette méthode de gouvernance antidémocratique peut constituer un élément catalyseur d’un mécontentement généralisé qui couve ces derniers temps au pays de Toumaï. C’est pourquoi, il m’apparait opportun de lancer un appel pathétique à l’endroit de nos gouvernants pour un changement de méthode de gouvernance. Cela implique bien entendu la mise en place d’une administration générale républicaine, qui soit à même de garantir le bon vivre ensemble ; cela implique également l’utilisation des cadres rompus à la gestion de l’Etat. Cela est nécessaire pour éviter au Tchad et aux tchadiens le risque de l’implosion, dont les signes avant coureurs sont déjà manifestes. Notre inquiétude est d’autant plus légitime qu’aujourd’hui, pour un oui pour un non, le peuple longtemps abusé n’hésite pas à crier haro sur les gouvernants. Naturellement, cela procède de la gouvernance patrimoniale sur fond de népotisme éhonté, dont fait montre le régime MPS.

Quoi qu’il en soit, là où le bât blesse, c’est la détermination du Pouvoir à faire payer son ardoise par les gueux de la République que sont les fonctionnaires. C’est inadmissible et, comme à l’unisson, les travailleurs se doivent de rétorquer cela. Car le salaire est incompressible parce qu’il est vital. D’ailleurs il est d’autres voies plus appropriées de relance d’une économie exsangue. Dans le cas d’espèce, deux options s’offrent aux plus hautes autorités : le rapatriement des fonds détournés, soit 2 782 000 000 000 révélés par le trimensuel d’informations générales, ABBA GARDE n° 190 du 20 au 30 janvier 2018 par les dignitaires du régime, soit et bien entendu, l’hypothèque des ressources minières. Dans les deux cas, il s’agit de disposer de l’argent frais pour résorber la situation difficile, qui est la nôtre, sans susciter une avalanche de réactions populaires hostiles. Tout aussi vital que le salaire, la question de la crise énergétique qui défraie la chronique requiert une solution dont l’urgence n’attend pas : il suffit de mettre en place des mesures incitatives à la consommation des gaz butanes dans toutes les villes du pays pour obtenir simplement la protection de l’environnement escomptée.

Sur le plan international, il est fort à craindre un bouleversement de l’ordre mondial. En effet, la politique du Président américain DONALD TRUMP, la montée en puissance économique, politique et militaire de la Chine, le retour en force de la Russie qui s’impose sur la scène internationale en montrant ses muscles, l’activisme de l’Iran et de la Corée du Nord, sont autant de facteurs susceptibles de conduire à un chamboulement de l’ordre mondial. Dans notre entendement, la démonstration des capacités militaires que pratique la Corée du Nord et l’Iran font craindre une escalade, dont les conséquences seraient dramatiques pour l’humanité toute entière. C’est pourquoi, nous lançons un appel pathétique à l’endroit de toutes les nations éprises de paix à l’effet d’activer la diplomatie pour prévenir une nouvelle guerre froide dans le monde. Cela implique un comportement responsable de la part des puissances nucléaires, qui doivent renoncer à la course aux armements. A cet égard, le Président DONALD TRUMP, a un rôle prépondérant à jouer en abandonnant son fameux leitmotiv : l’Amérique d’abord.

Sur ce, Mesdames et Messieurs les journalistes, je me tiens à votre disposition pour tenter de répondre aux éventuelles questions que vous voudriez bien me poser.

 

Le Président National du PDS

DJIVIDI BOUKAR DIBEING

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