Interview avec Tchadtoday.

Ex-Première Dame du Tchad, juriste et analyste politique, Fatimé Raymonne HABRÉ réagit aux bombardements des rebelles de l’Union des Forces de la Résistance (UFR) par l’armée française au Tchad.

 

Tchad Today : L’armée française a bombardé un convoi des rebelles de l’UFR de Timan Erdimi pour soutenir le régime d’Idriss DEBY au pouvoir depuis 28 ans. Quelle est votre première réaction de citoyenne tchadienne ?

Fatimé Raymonne Habré : Assalam Alaïkoum, merci à l’équipe de TCHAD TODAY pour cette invitation à échanger sur des questions concernant l’actualité au Tchad et sur d’autres points.

Vous savez l’interventionnisme militaire français fait partie de la tragédie que vit le peuple Tchadien. Cela fait 50 ans que cela dure, on a tout subi, des commandos des opérations spéciales, à la légion étrangère, aux troupes militaires, aux avions de chasse, jaguars, mirages, au napalm, à l’empoisonnement des points d’eau dans le désert. Rien n’a été épargné aux populations tchadiennes. Un demi-siècle de crimes de guerre, de crimes internationaux contre les populations tchadiennes et ce en soutien au régime de Tombalbaye et aujourd’hui, à celui d’Idriss DEBY, deux tyrannies.

50 ans d’impunité totale aussi, car au Tchad, l’armée française s’est accordé un véritable permis de tuer. Pour leur marketing politique et médiatique ; on évoque des accords de défense de 1976. Mais là encore si les principes juridiques exigent d’un État digne de ce nom, le respect de sa signature, les autorités françaises se sont octroyé le droit de décider quand et dans quelles circonstances, elles vont brandir ledit accord et quand, elles vont refuser tout simplement son application.

D’ailleurs, pour bien démontrer qu’avec ou sans accord, si elles veulent tuer, elles le feront, elles vont recourir à toute une panoplie d’arguments ; comme intervenir pour protéger les ressortissants français, puis par exemple, en 2006, 2008, on a sorti le péril islamiste, et aujourd’hui, on a entendu les arguments comme tantôt la stabilité de l’opération Barkhane, tantôt il est fait état de la légalité du pouvoir de DEBY, un allié dans la lutte contre le terrorisme, tantôt, on fait allusion à des djihadistes venus de Libye. Ce ne sont que des prétextes fallacieux.

C’est ainsi qu’il y a quelques jours, ils sont intervenus très tôt, à cause de la faiblesse de l’armée de DEBY qui, en fin de compte, n’a engagé aucun combat au sol, les mirages français ont bombardé et tué à la place et pour le compte d’Idriss DEBY.

Est-ce qu’une armée d’un pays démocratique peut agir ainsi ?

Non ! C’est une véritable violence d’État organisée, défendue par des hommes politiques, des barbouzes dans les médias, que subit le peuple tchadien depuis 50 ans dans une totale indifférence de la part de l’opinion internationale. C’est un système qui désinforme l’opinion surfant sur le conditionnement médiatique autour de la question du terrorisme, du djihadisme. C’est une guerre lâche. Peut-il y avoir une démocratie des drones et des Mirages ? Tout le monde peut constater qu’il n’y a jamais eu un mot, une ligne sur les morts et blessés de ces bombardements criminels.

Cela fait 50 ans que l’armée française tue des tchadiens sans aucune hésitation et sans le moindre souci. La vie des tchadiens n’a aucune valeur à ses yeux. Comme dans des jeux vidéo, les Mirages et jaguars ont rasé des villages, détruits des milliers de vies et ce jusqu’à, il y a encore quelques jours. Les Tchadiens sont tués comme des canards et même, je dirais qu’en France, vous ne pouvez pas tuer des canards comme vous voulez. Leur chasse est réglementée et leur espèce est protégée par une réglementation spéciale. Autrement dit, les hommes politiques qui édictent les lois qui protègent les canards, sont ceux qui donnent le feu vert pour qu’on largue des bombes sur la tête de jeunes tchadiens rebelles qui n’ont absolument rien fait à la France. Et cela se passe en 2019.

Être rebelles, se révolter, organiser une résistance face à la tyrannie est un droit fondamental reconnu par la Charte des Nations Unies.

Les Tchadiens ont donc le droit d’être des rebelles dans leur pays. Ils ont aussi le droit d’être ambitieux, de vouloir conquérir le pouvoir. Et si la France a été au cœur de l’escroquerie à la démocratie d’Idriss DEBY, elle n’a aucune légitimité à larguer des bombes sur la tête de jeunes rebelles. Au Tchad, l’armée française a perdu toute sa dignité.

Alors nous, Tchadiens et Tchadiennes, que devons-nous faire face à une classe d’hommes politiques français qui, de génération en génération, ont juste enlevé leur casque colonial laissant leurs têtes coloniales bien vissées sur leurs épaules et qui liquident nos enfants, nos parents, nos frères, nos époux en les déchiquetant atrocement par des bombes ?

La France a toujours eu une politique d’assassinats politiques au Tchad et en Afrique. On l’a vue monter et organiser le coup d’État contre le Président Habré en action avec le Soudan et la Libye. Les autorités françaises ont continué à agir contre le Président Habré au Sénégal pour tenir le procès et le faire condamner. Cette action contre le pouvoir du Président Habré a été comprise très tôt et par conséquent, il n’a jamais été question pour le Président Habré, de solliciter son aide ou l’intervention de ses troupes contre les troupes du MPS bourrées de commandos de forces spéciales françaises.

 

Tchad Today : Sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, l’appui militaire français au régime d’Idriss Deby était plutôt discret ou dissimulé. Qu’est-ce qui a changé sous Emmanuel Macron qui affiche publiquement son soutien à Idriss Deby et revendique officiellement des bombardements aériens contre des opposants tchadiens sur le territoire tchadien sans cadre légal apparent, sur simple demande ?

Fatimé Raymonne Habré : Par rapport, à l’attitude de Macron qui s’est engagé à corps perdu dans le sauvetage du pouvoir d’Idriss DEBY et c’est vrai que sa position est différente par rapport à ses prédécesseurs qui camouflaient ou maquillaient leurs interventions. Cela s’explique par, d’abord l’affaiblissement militaire du régime DEBY, par la démobilisation de son pré carré. Cela signifie qu’en 2 grosses confrontations, militaires, ce pouvoir allait s’effondrer. Il le sait bien et les militaires français le savent aussi. C’est la raison pour laquelle, l’armée française a agi comme une sous-traitante de DEBY, en bombardant les rebelles, d’ailleurs cela continue.

Il y a aussi l’affaiblissement d’Emmanuel Macron en interne, contesté, isolé, hué. L’interventionnisme militaire ou déclencher une guerre est un levier que tous les Présidents français actionnent pour faire diversion quand les choses vont mal pour eux. Autre chose, les hommes politiques français ont toujours considéré les pays africains comme des vaches à lait, des sources de financement de leurs partis politiques, de leur campagne électorale. Le pouvoir de DEBY a, depuis la manne pétrolière, distribué à tire larigot, à tous vents, beaucoup d’argent aux officiers de l’armée française et aux hommes politiques en France. Et c’est pourquoi les diplomates habituels sont remplacés par des Benalla pour des missions très spéciales. Ces faits qui sont l’un des piliers de la Françafrique, ont toujours été niés par les médias français jusqu’à ce que les scandales des diamants de Bokassa, le système Bongo et l’affaire Kadhafi – Sarkozy explosent au grand jour. La patate étant très chaude, on préfère mettre la tête dans le sable.

 

Tchad Today : L’opération militaire française Barkhane qui a remplacé l’opération Épervier en 2014 avait pour mission (initiale) de lutter contre le terrorisme au Sahel. Mais depuis l’intervention contre les rebelles de l’UFR, elle suscite de nombreuses interrogations. A quoi servent les bases militaires françaises au Tchad et en Afrique ?

Fatimé Raymonne Habré : Permettez- moi de vous citer deux articles d’une chronique que j’écris dans un journal au Sénégal et qui traitent de cette question importante sur les bases militaires françaises qui mérite d’être comprise dans son ensemble. (Voir chronique Afrique debout : 2 articles sur ma page Facebook)

 

Tchad Today : Quel rôle doit jouer la France au Tchad (au regard de nos liens historiques) ?

Fatimé Raymonne Habré : La France doit changer sa politique au Tchad. Ce qui se passe au Tchad n’existe dans aucun autre pays. Ce n’est pas seulement de sa faute car avec peu de moyens, les choses se passaient autrement avant Deby. L’homme qu’elle a porté au pouvoir, est en train de détruire le pays dans tous les domaines. Il n’y a que : pauvreté extrême, malnutrition, répression, faillite économique. Les Tchadiens ont tout essayé, pour vivre mieux dans leur pays. Et les autorités françaises savent que, malgré les invraisemblables difficultés dues à la mal gouvernance, les populations ont pris sur elles de supporter l’insupportable. C’est profondément, la raison qui a poussé des jeunes tchadiens à se séparer de leur famille pour entrer en résistance, en rébellion contre une dictature féroce et abjecte qui les divise quotidiennement, les appauvrit et les fait vivre dans la misère en détournant massivement les revenus pétroliers et autres richesses du pays. Leur cause est donc juste, légitime et honorable, c’est un combat contre les injustices, les viols, les agressions de toutes sortes que les populations subissent sous les yeux indifférents et complices des représentants au Tchad de la Communauté Internationale.

En revanche, la France et son armée ont perdu leur honneur et leur dignité, en positionnant ses officiers dans l‘État-major de Deby, qui sont devenus des exécutants, des donneurs d’ordre et sont présents dans toute la chaîne de responsabilité, sur le terrain de la commission des crimes de guerre. Elle l’a fait en 1994 au Rwanda et a participé au génocide des Tutsi. Aujourd’hui, presque 25 ans après, les accusations sont récurrentes et elle n’en a pas encore fini avec cette affaire.

Elle doit comprendre que les Tchadiens ne sont pas des sous-hommes et qu’ils aspirent à vivre, comme tout le monde, une vie normale. Elle leur a imposé Idriss Deby en 1990. Ce dernier a eu en 28 ans le temps de faire ses preuves. Au constat, il a échoué et basculé les Tchadiens dans un engrenage démentiel. Elle doit en prendre acte et non pas se substituer à lui et utiliser encore et toujours la force de ses Mirages qui sèment la mort, la désolation, le sang et les larmes parmi les populations tchadiennes meurtries.

 

Tchad Today : L’opposition armée, l’opposition démocratique, la société civile et la diaspora tchadiennes ont dénoncé une “ingérence (étrangère)” dans un problème tchado-tchadien. Cette prise de position quasi-unanime est-elle un signe d’espoir ?

Fatimé Raymonne Habré : Permettez-moi de relever ce qu’un sénateur français a déclaré, il y a trois jours : « On m’a expliqué que nos Mirages sont intervenus pour dire aux autres groupes rebelles qui menacent Deby, que nous sommes là. ». Autrement dit, il faut s’attendre à d’autres tueries, d’autres crimes de guerre, d’autres violations des droits de l’homme.

Face à cette folie meurtrière, la meilleure réponse est une mobilisation générale pour crier notre colère, notre indignation, pour dénoncer non pas seulement une ingérence mais refuser ce permis de tuer, nos frères, de les massacrer comme s’ils étaient des animaux sauvages. C’est pourquoi s’il fallait dire un mot aux leaders de la rébellion ; je dirais qu’il faut qu’ils se dépassent, mettent en avant l’intérêt du pays, s’entendent pour agir ensemble.

S’ils sont unis autour d’un seul front, au nom de tous ceux qui ont perdu leur vie, alors le peuple tchadien sera debout à leurs côtés. Et l’armée française qui, de toute son histoire, n’a jamais gagné une guerre, ne pourra rien faire avec ses Mirages et drones tueurs.

Rappelez-vous, que ces hommes politiques français d’hier et d’aujourd’hui posent les mêmes actes car ils défendent le même système, ce système qui a tout fait pour diviser les Tchadiens, semer la zizanie, tout fait pour empêcher la reconquête du Tchad occupé par la Libye, parce que la France était en faveur de l’annexion du Nord tchadien par la Libye.

Que nous dit notre histoire ? La France a échoué face à l’engagement patriotique et sincère du Président Habré en parfaite symbiose avec son peuple uni et mobilisé dans toutes ses composantes.

C’est pourquoi les leaders de la rébellion doivent sortir de leur bulle ethnique pour relever le défi d’une action commune forte. Sinon, les Mirages français les affaibliront et les massacreront les uns après les autres.

 

Tchad Today : Comment expliquez-vous le silence sinon le consensus des hommes politiques et médias français sur l’intervention militaire de Barkhane contre des opposants tchadiens et plus généralement sur la politique française en Afrique ?

Fatimé Raymonne Habré : Les hommes politiques français, les élites, les médias œuvrent collectivement pour perpétuer un système mis en place aux lendemains des indépendances. Ce système est un pillage organisé selon un modèle monétaire, le Franc CFA, mais aussi par les conditions d’exploitations des ressources minières, sur le plan militaire aussi par rapport à l’achat des armes, etc. Ce système est indispensable à la France, à son économie, pour tenir son rang de 5ème puissance mondiale. Les hommes politiques français travaillent donc pour maintenir ce système indispensable à leur pays. C’est pour cela, qu’ils soient de droite ou de gauche ou d’En Marche, leur politique africaine sera toujours la même. C’est à nous de cesser d’être naïfs et de comprendre comment s’article cette domination. De plus, il ne revient pas aux hommes politiques français de prendre notre défense quand nous-mêmes, gardons la tête baissée et acceptons notre sort sans piper mot.

Je voudrais dire et souligner que le sacrifice de jeunes militaires tchadiens sur le terrain de la lutte contre le terrorisme est compris et interprété par les hommes politiques et les médias français comme l’engagement d’un seul homme : Deby.

Pour eux, c’est cet homme qui, seul en Afrique, accepte de faire mourir des fils du Tchad dans les guerres de la françafrique. Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’être des hommes aguerris, braves, ou je ne sais quoi. Cela c’est de la cosmétique, c’est pour nous tromper tout simplement, pour étouffer les contestations. Les autres chefs d‘État ont tous refusé parce qu’ils aiment leur pays, et sont responsables de la vie de leurs jeunes compatriotes. Leurs vies ont de la valeur et c’est pourquoi, on ne va pas les sacrifier inutilement. Pour eux, leurs militaires ne sont pas de la chair à canon, destinés à prendre toutes les grenades aux visages à la place des militaires français venus soi-disant libérer le Mali et autres.

Et c’est parce que Idriss Deby est prêt à mettre les jeunes tchadiens en première ligne sous les mines et le feu que la France le tient à bout de bras.

Tchad Today : Tom Erdimi de l’UFR a qualifié Idriss Deby de “mercenaire au service des intérêts étrangers au Tchad”. Partagez-vous son jugement ? Qui est Idriss Deby, ancien collaborateur du Président Habré ?

Fatimé Raymonne Habré : J’ai épousé le Président Habré en 1988, Idriss DEBY, ancien collaborateur du Président Habré, je ne le connaissais pas et je ne l’ai jamais rencontré.

Parvenu à la tête du Tchad, Idriss DEBY est dans un cycle d’une présidence à vie depuis 28 ans. En tant qu’observatrice et analyste politique de la situation de mon pays, je dirais que son bilan est un désastre sans fin. Si Tombalbaye a construit un État tchadien, une administration, il a néanmoins implanté les racines du mal tchadien. Le Président Habré a eu à faire face à la politique expansionniste de la Libye, et à un pays annexé à 50% par la Libye de Kadhafi. Il a mené le combat et a remis au peuple tchadien ses 1 284 000 km carrés. Il a aussi protégé ses richesses : pétrole et mines. On peut se demander ce qu’elles seraient devenues entre les mains de la Libye.

Idriss DEBY a eu à relever le défi de l’exploitation pétrolière pour améliorer la vie des Tchadiens et réduire la pauvreté sur l’ensemble du pays. Cela a été un crash horrible dans tous les domaines. Et pire, même les secteurs qui portaient l’économie tchadienne, avant l’ère pétrolière, ont, eux aussi, été détruits. Résultat : on est au fond d’un grand trou noir

 

Tchad Today : Le changement par les urnes semble être rendu impossible par Deby et le changement par les armes semble être rendu difficile par Macron. Que doivent faire les tchadiens pour espérer le changement ? Le Tchad est-il un pays maudit ?

Fatimé Raymonne Habré : Le Tchad n’est pas maudit loin de là. C’est un pays qui était très mal parti à son accession à l’indépendance. Le régime de Tombalbaye au lieu d’œuvrer à unir les Tchadiens, les faire participer à la construction du pays, il se contenta d’imiter les pratiques des administrateurs coloniaux et leurs pratiques barbares. Ainsi, il alluma les premiers foyers de l’incendie qui depuis lors, ne cessa d’embraser notre pays. De plus, les convoitises importantes de la Libye et de la France l’ont basculé dans des décennies de guerre. La France n’a jamais aidé les Tchadiens à se réconcilier, bien au contraire, elle a toujours semé les troubles, attisant le feu et détruisant tous les espoirs d’accalmie et de paix.

La piètre qualité des hommes politiques de notre pays et leur manque de courage politique les a entraînés à la démission, au refus de s’engager, à la collaboration avec la tyrannie. Il faut un sursaut pour sauver notre pays et agir ensemble. Cela est possible si une prise de conscience et un engagement ont lieu pour agir pour notre peuple mais non pour le trahir.

 

Tchad Today : Vous étiez Première Dame du Tchad de 1988 à 1990. Quel regard portez-vous sur l’actuelle First Lady Hinda Deby ?

Fatimé Raymonne Habré : Mme Hinda Deby Itno a fait le choix d’occuper une place dans l’espace politique et d’agir en conséquence. Dans un pays comme le Tchad, cela équivaut à prendre des risques. Je la vois faire, mon observation est peut-être différente parce que j’utilise une grille de lecture pour une analyse politique des actes qu’elle pose dans cet espace présidentiel. Il y a un partage de rôles pour une action dans l’intérêt du pouvoir de Deby mais jamais contre. C’est important et il en ait ainsi que ce soit dans le positionnement des hommes et femmes au sein de la station gouvernementale et de l’administration que dans la confiscation des revenus pétroliers et différents marchés importants.

 

Tchad Today : Comment se porte le Président Habré ? Comment vit-il sa détention, et occupe-t-il ses journées ? Livrera-t-il un jour sa part de vérité par le biais de ses mémoires par exemple ?

Fatimé Raymonne Habré : Le Président Habré va bien, son moral est bon, sa santé aussi. Alhamdulillah !

Il occupe ses journées en lisant, en regardant la télévision aussi, en faisant du sport aussi pour garder la forme. Pour ses mémoires, c’est mon plus cher souhait, mais malheureusement, compte tenu des restrictions, à l’heure actuelle, cela n’est pas possible. Cela fait bientôt 6 années, qu’il est en prison, c’est lourd et parfois difficile. Sa place n’est pas en prison.

Tchadanthropus-tribune avec Tchad Today.

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