De sources dignes de foi, après la fameuse démonstration de force initiée et organisée par le régime, nos sources informent qu’Idriss Déby en personne ferait le déplacement à Abéché pour l’intronisation d’un vassal nommé par décret, et qui défraie la chronique ces derniers jours.

De source bien informée, ce déplacement serait initié et encouragé par la 1re dame Hinda Déby qui aurait dit à son mari “ Tu es président de ce pays, tu signes un décret, et on te défie “. Dans sa colère, Idriss Déby aurait décidé d’aller superviser lui-même cette intronisation. Si le nouveau vassal a été programmé pour venir à Abéché avec la complicité de certains dits “notables Ouaddaïens “ de N’Djamena, les éléments de sécurité de Déby devraient aussi être en route avant son arrivée sur place.

Pourquoi la présence de Déby à Abéché serait lourde de conséquences ?

Idriss Déby est le président de tous les Tchadiens. C’est ce que stipule la constitution, du moins l’une de deux constitutions exploitées par le régime. Il est le garant de la sécurité et des biens de tous les citoyens. Et il doit être mû par la justice et le droit de tout ce qui engendre ce pays.

Dans une telle procédure, il doit être au-dessus de ce qui divise les entités en opposition. Aller imposer un vassal aux populations du Dar Ouaddaï d’un homme qui leur est imposé ne fera que ternir son image. La machine qui est actuellement mise en route est faite pour humilier une dynastie, et toute une culture. Mais l’histoire d’un peuple ne s’efface pas aussi facilement. Les tchadiens retiendront l’aspect de l’injustice et de l’imposture, de la force et du dilemme pour chercher à anoblir ce qui ne l’est pas.

 

Chérif Abdelhadi Mahdi n’a aucune lignée dans le sultanat du Ouaddaï, son histoire est connue et plusieurs gardiens de la généalogie du Ouaddaï pourront l’étayer. Ceux qui s’y affairent le savent aussi. Pour ceux-là, il faut rappeler qu’être captif à Abougoudam ne peut te donner l’identité de la noblesse de Ouara, la capitale historique du grand royaume du Ouaddaï.

Avoir le pouvoir exécutif te donne dans un pays anarchique le droit de disposer et d’instruire ce qui n’est pas permis, mais quoi qu’il advienne que chacun sache que la noblesse d’une hiérarchie dynastique ne se construit pas. Elle est innée.

Personne ne choisit ses parents, sa famille, et ne naissent tous les hommes égaux en droit, c’est ce qu’enseigne le droit universel des droits de l’homme. Il n’y a pas à avoir honte de ses origines.

En outre, aussi longtemps que notre combat contre Ahamat Bâchir l’ex-membre du gouvernement sur ses sorties contre l’opposition, il y a lieu de reconnaître ici sa dignité à ne pas accepter ce qui se passe dans le grand Ouaddaï. Cela lui a coûté sa place au gouvernement, mais même si on sait que plus tard il sera récupéré par son régime, là-dessus il pose une posture différente de ceux assemblés au palais du 15 hier, et dont le seul but demeure dans les calculs politiciennes, que d’être nullement convaincu par ce théâtre mis en place.

Tchadanthropus-tribune

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