Communiqué de presse N°002/CTDDH/CE/22.

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH), informe l’Opinion Nationale et Internationale que la recrudescence des violences aveugles pratiquées par les forces de défense et de sécurité sur des Citoyens manifestant à main nues accompagnant les cortèges funèbres des victimes d’hier tombées en marge de la manifestation survenue hier 24 janvier à Abéché Chef-lieu de la Province du OUADDAÏ, prend une tournure inquiétante et risque de causer à terme des dommages irréparables.

 

En effet, des manifestations pacifiques ont été organisées simultanément hier 24 janvier à Abéché, département de Ouara en protestation contre l’intronisation d’un Chef de canton dans le périmètre urbain d’Abéché. Aussitôt intervenus les éléments de forces de défense et de sécurité ont fait un usage excessif des armes de guerres sur des manifestants à mains nues. Ce qui avait entraîné plusieurs cas de morts et des blessés en nombre indéterminé dans le rang des manifestants. Ce nombre de victimes serait revu en hausse suite à la répression sanglante abattue sur des citoyens accompagnant les cortèges funèbres des victimes tombées dans la journée d’hier au cimetière de Tago zagalo, sis au quartier Goz Amir.

 

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH), rappelle que la mauvaise gestion de cette affaire tant par les responsables locaux que par les responsables en charge de la sécurité au niveau central reste la principale cause d’aggravation de la situation. Elle souligne que si les mesures sécuritaires étaient prises en temps voulu, le gouvernement aurait évité ce massacre.

 

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme (CTDDH), exhorte le gouvernement à privilégier la voie de la paix et de la quiétude. Elle désapprouve par ailleurs la coupure de réseaux de communication.

 

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme (CTDDH), demande l’ouverture immédiate d’une enquête tendant à identifier et arrêter les auteurs de cette tuerie, ainsi que leur traduction devant les Juridictions compétentes. Elle demande aussi, par ailleurs la destitution immédiate du Gouverneur, du préfet et sous-préfet, ainsi que les responsables sécuritaires du département de Ouara.

 

La CTDDH, condamne cette répression sanglante et aveugle, et rend le gouvernement tchadien de la Transition responsable des atteintes graves des Droits de l’homme recensées par elle.

Fait à N’Djamena le 25/01/2022

 

Le Secrétaire Général Adjoint

IBRAHIM MAHAMAT IBRAHIM

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