22 août 2026 Droit de Réponse à Brahim Oguelemi, par Saleh GOUKOUNI Seïd
Je reviens vers toi après avoir échangé avec toi au téléphone en privé hier jeudi 20/08/2026 12h:41 au sujet de tes écrits concernant ma nièce Mme Fatime Raymonne Habré.
Je me suis présenté à toi en déclinant bien mon identité et comme un frère, en tant que co-régionnaire, partageant avec toi la même culture, la même langue et, très probablement, des liens de parenté. Je t’ai rappelé les us et coutumes qui, dans pareilles circonstances, devraient nous guider avec retenue et respect, et que tu connais certainement.
Je t’ai également clairement fait comprendre que, tu ne t’en prenais pas à une personne pour ses positions ou ses engagements politiques, mais directement à sa personne, à son honneur et à sa dignité. Et cela, je te l’ai dit, est particulièrement grave.
En plus, je t’avais clairement précisé, lors de notre échange téléphonique, qu’avant de te contacter j’avais pris le temps d’échanger avec Mme Habré, mais également avec l’un de tes amis au Tchad. Je revenais donc vers toi dans le seul but de comprendre l’ensemble de la situation, d’en connaître tous les tenants et aboutissants et, surtout, de favoriser l’apaisement, dans un esprit strictement fraternel.
Je t’ai également expliqué, en toute franchise, que je suis très proche de ma nièce, Mme Fatimé Raymonne Habré, avec qui j’entretiens une relation de confiance et de proximité. Dans une famille, certaines choses se partagent naturellement entre proches et, avec elle, nous nous confions beaucoup de choses.
Malheureusement, quelques heures plus tard, tu as pourtant récidivé, en portant gravement atteinte à l’honneur et à la dignité d’une femme que tu présentais toi-même, il n’y a pas si longtemps, comme une mère. Le 8 mars 2024, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, tu lui consacrais une magnifique publication dans laquelle tu ne tarissais pas d’éloges à son égard, la présentant sous les plus beaux qualificatifs (à juste titre d’ailleurs). Comment comprendre qu’une personne que tu décrivais alors avec autant de respect et d’affection soit devenue, aujourd’hui, la cible de telles attaques ? Tu as, de surcroît, fait totalement fi de tout ce que nous avions échangé durant près d’une demi-heure au téléphone, en privé.
Plus encore, tu m’as ensuite adressé un SMS dont le contenu est particulièrement grave et que je garderai par-devers moi. Je me réserve le droit d’en faire état au moment opportun. Mais je dois te dire que, pour moi, tu as largement dépassé les limites que devraient imposer le respect, plus encore, la reconnaissance envers une personne dont tu as toi-même reconnu avoir bénéficié du soutien et de la générosité.
Puisque tu sembles aujourd’hui avoir oublié certaines choses, permet-moi simplement de te rafraîchir la mémoire sur ce que je connais de ton histoire à Dakar et de tes relations avec la famille Habré.
Beaucoup de membres de notre grande famille en connaissent d’ailleurs les principaux épisodes.
Tout d’abord quand tu es venu faire tes études à Dakar, tu étais loin de la famille Habré pendant plusieurs années.
Quand le défunt président Habré a été mis en prison, Mme Habré ne te connaissait pas du tout.
Un jour, tu es parti prendre un permis de visite et tu es parti voir le défunt en prison et c’est ainsi que tu lui fis des visites régulières.
Puis, tu as demandé au défunt président que tu voulais entrer dans le combat médiatique, soutenir Madame qui est seule sur le front médiatique. Avec insistance, tu as demandé au président de te mettre en contact avec Mme Habré.
C’est ce qui fut fait et tu as écrit de nombreux articles après des explications sur le dossier judiciaire et autres.
Le défunt président a demandé à Mme Habré de t’aider financièrement car tu lui avais expliqué qu’à cause de ton engagement contre Idriss Deby toute ta famille t’avait rejeté, en lui donnant beaucoup de détails.
Aujourd’hui, face à ton incroyable ingratitude, faut-il lister tout ce que tu as reçu de Mme Habré ? Peut -être pas car la dignité, c’est inné.
Après ta soutenance, tu n’arrivais pas à trouver ni stage ni travail au Sénégal. Le Dialogue National et les négociations de Doha ont été l’occasion pour toi de profiter de cette situation et surtout le départ de la plupart des activistes de France t’a particulièrement boosté pour rentrer au pays.
D’abord, tu as voulu rejoindre les rangs de l’UFDD, pour aller à Doha tu as envoyé ton passeport à un haut responsable de l’UFDD en demandant un ralliement conditionné par un poste important. Ce qui fut rejeté par l’UFDD au motif que tu ne représentais rien et n’avait rien fait pour l’UFDD. Lors de nos échanges téléphoniques et à la suite de ce que tu m’as affirmé à ce sujet, j’ai pris l’initiative de vérifier ces informations auprès d’un membre particulièrement influent de l’UFDD. Celui-ci m’a donné une version qui contredit clairement tes déclarations, notamment sur les conditions et les raisons du rejet de ta demande de ralliement à l’UFDD.
Alors tu t’es retourné vers le retour au pays. Et c’est un tchadien à Paris qui t’a mis en contact avec Mr Ahmat Kogri, responsable des négociations pour rentrer au Tchad, pour tous les tchadiens de la diaspora.
Tu as demandé conseil à Mme Habré sur ce qu’il faut exiger comme poste. Elle t’a dit étant donné que ta démarche est personnelle, et que c’est toi qui veux rentrer sans sollicitation comme les autres activistes, demande ta sécurité et des moyens pour monter un Think tank, ce qui te permettra d’être autonome et de voir venir les choses comme tu veux jouer un rôle politique et que tu as des ambitions politiques.
Tu es rentré, on t’a installé dans un hôtel.
Tu as participé au Dialogue National.
Dans la salle du dialogue national, tu t’es levé et a demandé le rapatriement de la dépouille du défunt président (donc, soulignons qu’à ton retour pas de problèmes avec Mme Habré !) Puisque tu fais aujourd’hui le choix de la diffamation publique et que tu n’hésites plus à mettre en cause et à vouloir salir des personnes publiquement, je considère qu’il est nécessaire, à mon tour, de rétablir les faits et de rappeler ce que je sais de cette période.
Ainsi, le point central de ton cas et il faut bien le souligner :
C’EST LE REFUS CATÉGORIQUE DU PRÉSIDENT MAHAMAT IDRISS DEBY DE T’ACCORDER UNE AUDIENCE ET DE TE DONNER DU TRAVAIL.
Tu as accusé Mr KOGRI de te saboter. Devant le refus du président Mahamat Idriss Deby de te donner un poste, tu fus placé dans une direction à l’ANS par Mr Kogri. Mais tes anciens amis t’ont violemment attaqué, diffamé, humilié, sali de tous les côtés (ta mémoire fut très courte) et tu as craqué devant ces terribles attaques et remis ta démission sur le net. Et tu as attaqué Mr Kogri, menacé d’écrire un livre (jusque-là toujours pas de problèmes avec Mme Habré !)
Tu as reçu des menaces au Tchad en te disant que si tu écris un livre sur ton travail a l’ANS, il ne faut pas oublier qu’étant un agent de l’ANS, tu es soumis à une obligation de réserve, tu seras jugé et emprisonné (jusque-là encore, pas de problèmes avec Mme Habré !)
Un haut responsable militaire t’a convoqué chez Mr Kogri, tu es allé, lui a serré la main et tu t’es réconcilié avec lui (tu as écrit un article sur ce fait intitulé : Le choix du pardon face à l’injustice) et tu t’es engagé à ne plus parler de lui (on le constate, tu n’écris même plus son nom)
Après cet épisode, tu as démarré le cycle des louanges et hommages à Idriss Deby puis à Mahamat Idriss Deby (ce qui est de notoriété publique), croyant que ce serait suffisant pour décrocher un poste.
Tu as estimé que d’autres personnes pouvaient te soutenir et te faire rencontrer le Président Mahamat alors, tu as fait le tour des ministres, présidents d’institutions, généraux etc…
Tout a échoué. Impossible ! Impossible ! (Toujours rien à dire sur Mme Habré !) Puis, ce fut le cycle des hommages à Goukouni Weddeye (ce qui est de notoriété publique) qui a abouti à une aide pour l’obtention du visa pour la France après des refus à Dakar et à Ndjamena. (Toujours pas de problème avec Mme Habré !) Une fois, installé en France après quelques errements, des fréquentations et certainement des commanditaires, voilà que les attaques contre Mme Habré ont commencé.
Qui se cache derrière Brahim Oguelemi et agit de concert avec lui ? On le saura, InchaAllah.
Il est important de comprendre que de part, son statut, les enjeux politiques autour du défunt et le combat qu’elle a mené, qu’elle peut parfaitement échanger avec des personnes sur des questions qui la concernent. Sans rendre des comptes à qui que ce soit à part sa famille.
Tour à tour à des gens qui t’ont interpellé sur tes insultes. Tu as affirmé que Mme Habré a ruiné ta carrière ! Mais de quelle carrière parles-tu ? Tu n’as jamais eu un travail, avant le poste à l’ANS !
Mme Habré a arrêté ses relations avec toi depuis. Est-ce le problème ?
Comme je te le dis clairement : Le Président Mahamat Idriss Deby a mis fin à toutes tes ambitions en refusant catégoriquement de te recevoir et de te donner du travail. Et tu l’as très bien compris c’est pourquoi tu as pris la route de l’exil.
Chercher des boucs émissaires à tes propres échecs lamentables, au lieu de retrousser tes manches et travailler. Qui vivra verra !
Saleh GOUKOUNI Seïd
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