Pendant que la sous région d’Afrique centrale est de nouveau traversée par des faits de guerres ressuscités des discordes militaires à visée de renversement du pouvoir de François Bozizé en Centrafrique, où les forces subversives se déplacent aisément sur plusieurs frontières sans en être concrètement localisées et le gouvernement de Bangui averti. Le Cameroun, dont l’indolence des forces armées ne se portant jamais au secours de voisins sauf à être peu participatif à des missions de sécurité en quête de paix et autres manœuvres conjointes d’expérimentations, attitude reflétant indécemment de faible qualité de ses dites forces en armes à qui sont pourtant concentrées une part substantielle du budget de l’Etat.

 


Le Cameroun aurait bénéficié d’une bienveillante ou généreuse ( ?) information, de services étrangers, sur le déplacement d’une « dite » cohorte de braconniers étrangers voulant s’attaquer aux éléphants dans des réserves et parcs nationaux au Nord de ce pays. Il importe de rappeler qu’en début d’année près de 80% d’éléphants (300) y ont été massacrés, sans que les différentes hétéroclites forces en armes et de défense (Polices, Gardiens, Gendarmerie, Armée, supplétifs) aient pu s’auréoler d’un quelconque succès tant dans la protection des pachydermes que dans la poursuite et arrestation des braconniers. Ce qui laisse perplexe devant cette volonté à l’information des forces camerounaises et cela d’autant plus en perception de la nature "divulgation"  de l’information par la voie d’un média étranger à l’Afrique (RFI) : Qu’est-il ainsi recherché ou attendu « de compromission » des forces camerounaises ? La protection des pachydermes ne serait-ce pas un pervers alibi ?

 


Il n’en reste pas moins que l’information publiquement distillée par un média de loin au service qu’au profit des nations africaines (RFI), annonçait tout aussi une mobilisation interne de pas moins de 600 éléments de forces armées représentés par le Bataillon d’intervention rapide (BIR : regroupement de divers éléments des forces armées et de défense) déployés dans le parc de Bouba N’Djidda. L’on pourrait croire que l’annonce de cette mesure préventive -pourtant du domaine de secret défense- et son contenu par la composition des éléments missionnés aux frontières nationales, serait bienvenue et de nature à poursuivre un effet dissuasif. Toutefois, la violation du secret défense, que bizarrement ne s’émoi pas le gouvernement en place, ni n’entend toujours pas poursuivre ledit média : pour acte de complicité de barbarie et terrorisme par des divulgations de nature, d’une part, à mettre en danger la vie des compatriotes missionnés,  et d’autre part, en échec le dispositif de la stratégie militaire.

 


Il va en outre s’en dire que la composition des quelques 600 éléments missionnés au Nord Cameroun prend la voie d’une mine d’information portée à la connaissance des dits braconniers supposés lourdement armés. En effet, de petite déduction, tout esprit comprendrait que s’y trouverait dans cette projection de militaires un bon nombres d’éléments peu directement concernés par le combat : dont pas moins de 50 officiers, 50 militaires plus chargés de liaison, 50 militaires en charge de logistique diverses, pas moins de 60 militaires alloués aux soins médicaux, pas moins 60 militaires chargés de police, sécurités des matériels et autres observations. De sorte que à peu près la moitié de l’effectif serait constitué de non combattants. Il est à ne pas douter que la moitié des militaires combattants (réellement affectés au combat) est assurément constituée de jeunes recrues portées (de risque ?), en quête d’expérience, à l’épreuve du feu. Ce qui laisse présager qu’en réalité, il repose sur à peine 150 à 200 militaires de carrière, sans pour autant qu’ils soient aguerris en raison de l’indolence de l’armée camerounaise, le soin de contrer la horde des dits braconniers.

 


Cette information de ce média étranger (RFI), est de nature criminelle. En effet, il est ainsi porté à la connaissance de l’adversaire, non seulement le positionnement des forces devant s’opposer à eux, mais en plus la réalité des forces combattantes qu’elle (la horde) aurait à rencontrer. De sorte, que la détermination d’à peine 100 courageux et déterminés aguerris tchadiens ou soudanais (supposés composer cette horde), n’aurait de mal à mettre en déroute les forces de défense camerounaise.

 


Ce qui laisse à présager, par cette information assurément mal intentionnée, une réelle volonté de nuire aux forces en armes camerounaises. Laissant transparaître de conséquence un manichéisme visant à faire croire à une bonne intention préventive et protectrice mais dont l’efficience n’est autre que la poursuite d’un mal découlant à terme à susciter un mécontentement populaire…que galvanisera de sédition probablement escomptée, le précédent échec de neutralisation des braconniers en début d’année.

 


Manifestement, les acteurs responsables de l’Etat camerounais, par leur absence à poursuivre ce média (RFI) pour complicité de crime barbare et incitation à la révolte populaire déshonorent ostensiblement les fonctions qui  leurs sont reconnues.

 


La mise en danger d’un emblème national par une sibylline action étrangère, impose une réponse appropriée. Et dans le cas d’espèce la violation du secret défense avec constitution de mise en danger de la défense nationale, caractérise une atteinte réelle et offensante à la souveraineté camerounaise.

 


En hypothèse d’une déroute des forces nationales, la cours pénale internationale (CPI) doit être saisie en inculpation des responsables du dit média, à défaut des responsables de son pays d’établissement (enregistrement juridique), sous le chef d’incitation à des crimes de guerre (art 8 traité sur la compétence de la CPI). Et quand bien même il n’y aurait pas déroute des forces camerounaises, toutes autres justices -internationale-  se doivent d’être saisies pour les diverses atteintes à la souveraineté et incitation de nature à favoriser le déshonneur d’une institution souveraine (armée) et la révolte. En attente des conclusions de justice, ledit média (RFI) doit être interdit d’émission au Cameroun ; et l’affaire doit être portée au niveau des instances africaines (l’Union Africaine) afin que soit étendue à l’Afrique entière l’interdiction d’émission.

 


Joseph TAPA

 

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