C’est la question que l’on se pose après la folle journée de jeudi. Après le retrait du projet de modification constitutionnelle, l’armée a pris les choses en main. Mais le président Compaoré ne semble pas lâcher prise.

Par Anne Le Touzé

Alors que l’armée semblait avoir pris le pouvoir, jeudi après-midi, en annonçant la dissolution des institutions et une période de transition de 12 mois, le président Blaise Compaoré est revenu dans la soirée à la télévision pour une allocution. Il a proposé d’assurer lui-même la transition, avant de remettre le pouvoir à un président démocratiquement élu.

 

Les manifestants déterminés

 

Dans la capitale Ouagadougou, c’est l’indignation. Le mouvement Balai citoyen a appelé les Burkinabès à camper sur la Place de la Nation jusqu’au départ de Blaise Compaoré. Nombreux sont les manifestants qui se sentent trahis par la tournure des événements. Écoutez les réactions de Ouagalais, interrogés par Yaya Boudani à Ouagadougou, ainsi qu’une interview de l’artiste Smockey, un des fondateurs du Balai citoyen, au micro de Richard Tiéné. Cette nuit, le couvre-feu a été globalement respecté dans la capitale Ouagadougou, mais les Burkinabès sont toujours déterminés à tourner la page Compaoré. Selon Richard Tiene, journaliste à Radio Pulsar de Ouagadougou, joint pendant notre émission matinale, la situation était calme à 7h temps universel, mais des coups de sifflet retentissaient déjà dans les rues, promettant une nouvelle journée de mobilisation. L’opposition politique burkinabé impute elle aussi la responsabilité du chaos actuel à l’entêtement du président Blaise Compaoré. "Si ceux qui étaient au pouvoir nous avaient écouté, le Burkina Faso ne serait pas tombé dans ce chaos" a affirmé Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, ancien Ministre des Affaires étrangères et président du Faso Autrement, au micro d’Eric Topona.

 

Appel au calme

 

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