Les chefs d’entreprise d’Afrique centrale “anticipent une régression de l’activité économique au premier trimestre 2023”, selon l’enquête de conjoncture publiée jeudi par les services de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Ce marasme est attribué à une activité pétrolière en recul et une demande intérieure atone, les managers de la zone se disant confrontés à des défis liés aux circuits d’approvisionnement domestiques et internationaux, aux aléas climatiques ainsi qu’aux problèmes infrastructurels et réglementaires.

Selon les recherches, le secteur primaire devrait être grevé par les activités pétrolières et gazières et la production agricole vivrière au premier trimestre 2023.S’agissant du secteur secondaire, il devrait également afficher des performances contrastées, marquées par un repli attendu de l’activité brassicole et des perspectives nuancées des huileries et minoteries.

Quant au secteur tertiaire, ses performances seront contrastées, avec les télécommunications et le transport ferroviaire toujours sur des tendances haussières et une activité de commerce et d’hôtellerie-restauration en berne, en lien principalement avec une demande intérieure en perte de vitesse.

La BEAC est la banque centrale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui regroupe le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

 

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info

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