Le gouvernement burkinabè a décidé, ce mardi 21 octobre, de soumettre à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à modifier la Constitution visant à permettre à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat en 2015, malgré les multiples avertissements de la rue.


L’article 37 de la Constitution qui limite à deux les mandats présidentiels voit-il ses derniers jours au Burkina Faso? C’est en tout cas, ce que laisse penser la stratégie du gouvernement, à l’issue du conseil des ministres de ce mardi.
« En application du titre 15 de la Constitution, le conseil des ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution qui sera soumis à l’Assemblée nationale en vue de la convocation du référendum », a déclaré Jérôme Bougouma, ministre de la Sécurité.


Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans à la suite de l’assassinat de son ami Thomas Sankara, est rongé, depuis le début de l’année, par l’envie de se maintenir au pouvoir. Il faut dire que ce ne sont pas les exemples qui manquent dans la sous région ouest africaine. Une situation abondamment relatée sur afrikaexpress, dans le dernier dossier de notre confrère Régis Marzin que vous pouvez retrouver sur notre site, rubrique: Grands dossiers.


« Dans les ex-colonies françaises, tous les dictateurs, à l’exception du plus récent Aziz en Mauritanie ont soit déjà supprimée la limitation, entre 1997 et 2010. Togo en 2002 (Eyadema Gnassingbé), Gabon en 2003 (Omar Bongo), Tchad en 2005, Cameroun en 2008, Algérie en 2008, Djibouti en 2010), soit s’apprêtent à le faire, le refaire pour Blaise Compaoré pour 2015, le faire pour Sassou Nguesso en 2016, dans une nouvelle vague entre 2015 et 2017 avec la RDC », affirme et prophétise-t-il.


Opposants et partisans s’affrontent à travers des manifestations de rue. Une situation qui divise encore plus la population de ce pays pourtant réputé pour sa stabilité. Un dialogue a été alors initié entre la majorité et l’opposition. Mais, faute de consensus sur son contenu et surtout sur la question de l’éventuelle modification constitutionnelle, les discussions ont tourné court. Comme bien souvent sur le continent noir. Malheureusement.


ASSIGNON K. Edem, notre Collaborateur

à Paris, en France

http://afrikaexpress.info/?p=2021

 

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