Le 16 décembre, le président soudanais, Omar el-Béchir, s’est rendu à Damas. Une première pour un chef d’Etat de la Ligue arabe depuis le déclenchement en 2011 de la révolte réprimée par Bachar al-Assad. Si la diplomatie russe s’active pour que le président syrien reçoive bientôt la visite de ses homologues libanais, Michel Aoun, et égyptien, Abdelfattah al-Sissi (IOL nº820), Béchir, quant à lui, n’avait pas l’intention de servir uniquement de faire-valoir pour la réhabilitation de Bachar al-Assad. Après avoir égrainé des platitudes sur la nécessaire unité arabe face à Israël, selon des sources proches de la présidence soudanaise, Béchir s’était fixé le but de parler de la collaboration avec les Russes – qu’il n’a pas rencontrés directement – et d’envisager ce qu’ils pourraient faire ensemble en République centrafricaine, notamment dans l’exploitation de diamants. Les caisses de Khartoum ayant toujours autant de mal à se remplir, le Soudan cherche des partenariats avec Moscou dans l’extractif au-delà de l’uranium (LOI nº1472).

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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