8 octobre 2026 Centrafrique – Tchad : N’Djamena encourage la paix en centrafrique – Il pousse pour le retour de trois chefs rebelles centrafricains à Bangui. Africa intelligence.
Sous la pression de l’État tchadien, les dirigeants de trois groupes rebelles se préparent à revenir sur le territoire centrafricain en novembre. Parmi eux, Mahamat al-Khatim, à la tête du MPC, espère obtenir une représentation au sein du gouvernement.
Le Tchad pousse les autorités centrafricaines à organiser le retour définitif de trois chefs rebelles encore présents sur son territoire. Mahamat al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), Ali Darass, à la tête de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), et le « général » Sembé Bobo, dirigeant des 3R, devraient rejoindre la capitale centrafricaine dans les prochaines semaines, accompagnés du ministre tchadien de la sécurité publique, Ali Ahmat Akhabach, et de l’ambassadeur de Centrafrique à N’Djamena, Jean-Bertrand Léopold Biamba. Tous trois doivent signer, en novembre, un nouvel accord avec le gouvernement de Bangui.
Les modalités de ce retour ont été au cœur du déplacement à N’Djamena, le 24 septembre, du ministre centrafricain chargé du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR), Henry Wanzet Linguissara. Invité par le ministre de la défense du Tchad, Issakha Maloua Djamous, pour une session de suivi des accords de N’Djamena, il a échangé avec les autorités sur les modalités de ce retour, et préparé le nouvel accord. Il a également rencontré Abakar Sabone, ancien porte-parole de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé. Celui-ci prépare aussi son retour en Centrafrique.
Dernier groupe à réintégrer
Mahamat al-Khatim avait été l’un des premiers chefs de groupe à engager des négociations avec le gouvernement centrafricain, notamment par l’intermédiaire de la communauté italienne catholique de Sant’Egidio (AI du 25/09/26), avant que le processus ne connaisse plusieurs contretemps.
Toutefois, les dirigeants de l’UPC et des 3R ont déjà intégré leurs combattants au processus de DDR, officiellement dissous leurs formations, et obtenu des postes au gouvernement pour leurs proches, à l’image du ministre de l’élevage Amadou Bi Aliou, représentant de l’UPC (AI du 25/05/26). Mahamat al-Khatim cherche désormais à obtenir une représentation comparable pour son mouvement, en contrepartie de son retour définitif à Bangui et de la signature du nouvel accord de désarmement et de réintégration.
