Ils se sont retrouvés à la Mecque en marge du sommet de l’organisation de coopération islamique aux ils prenaient part

 

Au cœur des échanges, toujours la crise au Mali et les questions de coopération bilatérale entre la Côte d’Ivoire et le Tchad. Le Président ivoirien Alassane Ouattara dit avoir bénéficié des avis et conseils de son homologue sur ce dossiers, rapporte un communiqué de la Présidence de Côte d’Ivoire. Le Mali traverse une crise depuis le mois de mars 2012, avec l’occupation de sa partie nord par des groupes armés islamistes. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dont Alassane Ouattara assure la présidence en exercice, a saisi le Conseil de sécurité de l’Onu pour l’adoption d’une résolution visant une intervention armée dans ce pays pour sa réunification.

 

 
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Arabie Saoudite: le Président Alassane Ouattara a accordé une audience à son homologue de la République du Tchad, SEM. Idriss Deby Itno

Le chef de l’Etat tchadien a participé, à l’ouverture la 4ème session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). C’est le président Ouattara qui a demandé à ce sommet centré sur les crises en Syrie et le monde musulman, de bien vouloir examiner le dossier du Mali, un pays membre de l’OCI, afin qu’une solution définitive soit trouvée à ce dossier.

Pour sa part, le président tchadien avait déjà souligné que le Tchad n’enverra pas de troupes au Mali sous la bannière de la Cédéao, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. En outre, il avait souhaité la mise en place d’une force de l’Union africaine, avec l’appui de l’ONU et de l’Otan, pour «combattre les terroristes» dans le nord du Mali, tout en négociant avec les rebelles touareg. La bonne solution serait de mettre en place une force de l’UA avec appui de l’ONU comme en Somalie et avec l’aide logistique de l’Otan, a jugé Idriss Deby dans un entretien à Jeune Afrique. Sollicité pour son expérience dans la lutte contre les rébellions en plein désert, il a apporté plus d’explications en avançant qu’il faut sauver les Touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec qui on peut discuter et qui sont en train de se faire engloutir par les islamistes, et négocier avec eux une sortie de crise qui ne soit pas une partition du Mali. Et il faut combattre les terroristes avec une force suffisamment dissuasive, a détaillé le président tchadien.

 

 

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