Sur la base des promesses du gouvernement soudanais et d’autres pays frères, et sur la base des professions de foi maintes fois répétées du Général Idriss Déby Itno, les différentes composantes politico-militaires réunifiées sous la bannière de l’UFR, avaient accepté de déposer les armes, en Juillet 2009, de caserner les combattants et de se préparer à des négociations.


Pour la Résistance tchadienne, il s’agissait de laisser une chance, même très faible, à une solution pacifique à la crise politique dans laquelle s’enfonce notre pays, depuis de longues années.


Près de quatre ans après ce geste de bonne volonté de notre part, force nous est de faire le constat suivant :

1)    
Le pouvoir de Ndjamena, conformément à son habitude, a préféré sacrifier la cause de l’unité nationale et de la paix, au profit de ses petits calculs politiciens, illustrés par les manœuvres dilatoires et les récupérations individuelles d’opposants à travers l’intimidation et la corruption.

2)    
Parallèlement à cette volonté d’hégémonie, la situation politique, économique et sociale n’a pas cessé de se dégrader.

3)    
La masse de la population a perdu tout espoir de voir un jour, le pouvoir faussement démocratique du MPS, faire preuve d’un minimum de sensibilité quant à la misère sociale qui s’accroît en proportion de l’augmentation des revenus pétroliers.

4)    
Les combattants, militants et cadres, convaincus de la nécessité de la lutte pour un changement profitable à notre peuple, ne se sont jamais entièrement démobilisés, et ont au contraire gardé intacte leur détermination à lutter pour la réalisation des nobles idéaux qui ont vu le sacrifice d’un grand nombre de leurs compagnons.

Par ailleurs, d’autres compatriotes qui avaient hésité jusque là à se joindre à la Résistante, commencent à perdre leurs illusions, quant à une quelconque amélioration de la gestion calamiteuse du régime, après plus de deux de décennies de pouvoir absolu.


Au vu de tout cela, continuer à rester les bras croisés, en espérant une hypothétique volonté de compromis de la part du général Idriss Déby Itno, serait totalement injustifié, ne ferait que conforter son pouvoir dictatorial dans son attitude arrogante, répressive et divisionniste, et en fin de compte, serait une complicité indirecte dans le calvaire du peuple tchadien.


Après des larges consultations avec les combattants restés sur le terrain, ainsi qu’avec les membres des instances politiques,  nous avons décidé de reprendre la lutte pour la réalisation du changement auquel s’était engagée l’UFR au moment de sa création.
 


Aussi, nous:

·      
Adressons nos félicitations à toutes les militantes et tous les militants de la cause du changement démocratique, qui ont refusé de céder à la passivité et à la résignation, et ont continué, tout au long de ces dures années, à maintenir leur engagement vis-à-vis de la cause nationale ;

·      
Annonçons la mise sur pied d’un Etat major général provisoire, chargé de regrouper et recenser les forces et les matériels, afin proposer un nouvel ordre de bataille à la direction politique.

·      
Appelons  tous les combattants, sous-officiers et officiers, à regagner leurs unités d’origine ou, en cas d’impossibilité, le PC (poste de commandement) le plus proche, en attendant la réorganisation définitive.

·      
Exhortons les cadres politiques à une concertation rapide pour une relance des différentes structures de l’UFR, notamment sur le plan de la sensibilisation et de l’organisation.

·      
Appelons une fois de plus les pays frères et amis, à se départir de leur silence complice au bénéfice d’un régime déterminé à détruire le Tchad, à tous les niveaux, et à soutenir les justes revendications de notre peuple pour la justice sociale, le respect des droits de l’homme, l’alternance démocratique et la bonne gouvernance.

·      
Et enfin nous lançons un appel solennel à tous les tchadiens, surtout à la jeunesse tchadienne, à tous ceux qui croient encore à un Tchad meilleur de se joindre à nous pour continuer la lutte jusqu’à la victoire finale.

·      
L’Ufr  c’est l’espoir ; l’Ufr  c’est le changement ; l’Ufr  c’est la justice.

 

Hussein (Timan) ERDIMI

Président de l’Union des Forces de la Résistance

                       (U.F.R.)

 

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