Les étudiants exigent le payement de sept mois de frais de bourse, avant de reprendre le chemin des amphithéâtres !
«Pas des cours, sans bourse», s’exclamaient si forts, dans la matinée du mardi 29 mai 2012, les étudiants de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), de N’Djaména lors de leur marche pacifique. Dans la mi-journée, ils ont décidé d’observer une grève de trois jours renouvelable en cas de non satisfaction. En effet, les étudiants expliquent qu’ils accusent sept mois d’arriéré de bourse et demande l’instauration d’un réfectoire dans leur établissement. C’est ainsi qu’ils exigent leur droit, au cas contraire, ils préfèrent ne pas aller en cours. La décision de faire une marche pacifique a été prise lors de la première réunion aux premières heures du mardi 29 mai 2012, au cours de leur Assemblée Générale, tenue au sein de leur établissement, sis au quartier Ardep Djoumal. Aussitôt, les étudiants de l’ENS, toutes sections confondues, descendent dans la rue. Sur des plaques et des feuilles vierges, l’on peut lire, entre autres, nous ne faisons pas cours sans notre bourse, donnez nos bourses de sept mois, un sac vide ne peut se tenir debout. Ils se sont dirigés vers le Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU), au quartier Sanbangali, dans le 3eme arrondissement municipal.
 
C’est à ce niveau que des éléments du Groupement Mobile d’Intervention de la Police (GMIP), sont intervenus, en présence du commissaire central, pour calmer les étudiants, en leur demandant de rejoindre leur établissement afin d’en discuter avec les responsables concernés. Les étudiants ont accepté la proposition du commissaire central. Une réunion a regroupé les délégués des étudiants, le directeur général adjoint du CNOU, le commissaire central ainsi que les responsables de l’Ecole Nationale Supérieure de N’Djaména. Apres la réunion avec les responsables, les délégués ont fait un compte rendu qui a été rejeté par leur base. Il ressort de la réunion que les dossiers se trouvent dans le circuit des contrôles financiers et suivent le circuit normal. Toutefois, une assurance aurait été faite par le président du Collège de Contrôle et Surveillance des Ressources Pétrolières (CCSRP), de payer les sommes réclamées dans les prochains jours. «Nous avons trop attendu. Nous demandons immédiatement nos bourses, sinon, pas des cours. Nous allons observer une grève de trois jours, renouvelable», explique un délégué des étudiants. 
 
C’est pour la deuxième fois que les étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure de N’Djaména entrent en grève, après avoir fait un préavis, de trois jours. Leur première grève a commencé le mardi 22 mai dernier. Les cours étaient perturbés par le mouvement d’humeur. S’estimant lésés par rapport aux autres boursiers des institutions universitaires du pays, ils regrettent au cours de leur assemblé que, tous les autres boursiers perçoivent leur argent pendant qu’eux, malgré la fin du premier semestre n’aient rien obtenu. D’après les élèves de l’ENS, ils ont déjà eu de rencontres avec les responsables chargés du circuit et du paiement de la bourse. «En attendant une solution louable, nous suspendons les cours pour trois jours» affirment unanimement les grévistes qui restent néanmoins ouverts au dialogue.
 

 

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