Les Associations de la société civile tchadienne soutenant la langue arabe en collaboration avec l’ISESCO ont organisé du 19 au 22 mai 2012 au Ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration Africaine un congrès général sur la situation de la langue arabe au Tchad. Pendant quatre jours, les participants se sont échangés sur le thème : « la réalité de la langue Arabe au Tchad : entre défis et perspectives ».
Evaluer l’état de la langue arabe au Tchad et envisager les perspectives d’avenir, tel est l’objectif de ce 3eme congrès général qui a regroupé des enseignants chercheurs arabophones et bien d’autres personnalités qui adhèrent à la politique de vulgarisation de la langue arabe.
Pour les participants à ce 3éme congrès, la promotion de la langue arabe n’est ni un frein à la culture, ni à la religion. « Etant donné que le Tchad est un carrefour des civilisations et des cultures, la promotion des deux langues à savoir l’arabe et le français sont des outils clés pour une cohésion nationale modèle pour les autres nations », a expliqué le Ministre de l’enseignement Supérieur Dr. Ahmed Djidda Mahamat. Car le bilinguisme est une source de paix sociale et de développement durable.
Dr Ahmed Djidda Mahamat a invité toutes les Associations de la société civile sans exception à soutenir activement le développement du bilinguisme au Tchad, et surtout dans un climat de dialogue, de respect mutuel. Cela avec un seul objectif, celui de faire du Tchad un pays modèle avec une conscience pacifique.
Dans leurs recommandations, les participants ont demandé la réactivation du décret présidentiel relatif à l’application du bilinguisme et la mise en place de ses mécanismes. Ils ont aussi demandé à l’Organisation Islamique pour les Sciences, l’Education et la Culture (ISESCO) d’œuvrer pour la mise en exécution des recommandations issues de ce 3eme congrès.
D. Charles Badjam
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