Face à Manchester City (2-0), le PSG a marqué rapidement et a résisté grâce notamment aux milieux de terrain Idrissa Gueye et Marco Verratti, impressionnants.

Idrissa Gueye et Marco Verratti ont été particulièrement actifs. (S. Mantey et A. Mounic/L'Équipe)

Idrissa Gueye et Marco Verratti ont été particulièrement actifs. (S. Mantey et A. Mounic/L’Équipe)
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la note moyenne

 

Paris-SG
6,6

Donnarumma 

8

Pour le premier match de sa carrière en Ligue des champions, l’Italien a été sollicité comme il fallait s’y attendre. Et il a répondu présent. Doublement sauvé par sa barre transversale (26e) sans qu’il ne semble en capacité de s’opposer. Par la suite, il a tout arrêté ou repoussé (32e, 37e, 43e, 51e, 54e, 59e, 79e, 90e+1). Au sol, à mi-hauteur, dans les airs, sur sa ligne ou en sortant il a été infranchissable.

Hakimi 

6

Le latéral droit marocain a beaucoup moins pris son couloir que d’ordinaire à la demande de son coach peut-on penser. Mais c’est lui qui décale Mbappé sur le premier but de la soirée. Sert bien aussi Neymar (65e). Défensivement face à Grealish puis Foden, il s’en est plutôt bien tiré même s’il a parfois été pris par le crochet de l’ancien Villan.

Marquinhos 

8

Le capitaine a livré l’un de ses meilleurs matchs européens avec le PSG et il a eu de quoi s’employer. Il a multiplié les bons jaillissements, interceptions et les retours à propos (20e, 21e, 33e, 50e). S’interpose deux fois (70e). A raté quelques relances. Sur coups de pied arrêtés le Brésilien a été archi-dominateur prenant de la tête tous les ballons ou quasi. A montré des signes d’agacement face au repli défensif aléatoire des trois de devant.

Kimpembe 

5

Une première période très difficile. Devancé par Sterling (26e) qui trouve la barre. Il a été brouillon et imprécis avec une perte de balle dans sa surface (29e) ou une relance directement en touche (45e+2). Meilleur après la pause, il est apparu moins fébrile.

Nuno Mendes 

6

Le jeune Portugais a connu des difficultés à l’image de sa perte de balle (7e) et des espaces qu’il a laissés dans son dos une bonne partie du match (54e) ou en étant loin de son adversaire. Auteur de plusieurs bons retours (20e, 82e, 87e). Contre bien un centre de Walker (72e). Il a davantage pu prendre son couloir que Hakimi.

A. Herrera 

6

Homme en forme de ce début de saison, l’Espagnol a endossé un rôle moins brillant. Avec beaucoup moins de responsabilité (et de prise de risque) dans la première relance. Il a été précieux dans son travail de cadrage sur le porteur et a été sans cesse dans le combat pour faire face aux longues séquences de possession mancuniennes. Il aurait pu inscrire son 5e but de la saison sur une frappe puissante (38e). Il n’a jamais fléchi. Exemplaire.

Verratti 

8

Quand il est dans ces dispositions-là, que dire ? Qu’il est l’un des meilleurs relanceurs sous pression de la planète. Que c’est un joueur à la créativité éblouissante. Sans compétition depuis le 29 août (genou), l’Italien, placé dans un inhabituel poste de sentinelle, a été d’une justesse totale dans ses orientations, comme dans sa capacité à presser le porteur (à l’origine du premier but). Il a écoeuré les Mancuniens. Presque jusqu’au bout (78e). Ovationné à sa sortie.

I. Gueye 

8

Son match est un modèle absolu. Par son travail de harcèlement et de cadrage sur le porteur, il a été essentiel pour résister aux vagues mancuniennes. Et que dire de son activité balle au pied ? Il a participé à des sorties de balle propres, aurait pu être passeur décisif pour Mbappé (38e) et a sans cesse été une solution pour le porteur. Son but – déjà le 4e cette saison – est splendide. Fauché par De Bruyne (39e), il résiste et réalise une seconde période de très haut niveau.

Messi 

6

C’est donc cela un génie. Un joueur capable de tout rater pendant soixante-dix minutes, de multiplier les mauvais choix, de ne pas peser sur l’animation offensive de son équipe si ce n’est par quelques premières passes dans le coeur du jeu et, soudain, de faire lever un stade sur une accélération et une frappe divine (2-0, 74e). Son premier but avec Paris (sur son seul tir), dans une soirée si paradoxale, restera dans la légende.

Mbappé 

7

Après ses sorties quelconques et ses propos à l’égard de Neymar, il avait des choses à prouver. Il a montré beaucoup de personnalité et de sens collectif. Ses appels tranchants ont fait un mal fou à la défense anglaise. Il est à l’origine du premier but, sert parfaitement Herrera en fin de première mi-temps (38e). Sa remise vers Messi sur le deuxième but est délicieuse. Il connaît un gros creux de 30 minutes en deuxième période.

Neymar 

5

Oui, il n’a pas été en réussite dans ses un contre un, oui il n’a pas été inspiré dans ses choix. Et encore oui, il n’a eu au final qu’une influence très limitée sur l’animation offensive parisienne (deux frappes, 35e, 65e). Mais il ne s’est jamais caché et a été l’attaquant le plus généreux dans les courses défensives. De la part du génie brésilien, on est en droit d’attendre autre chose qu’une activité défensive intense…

Pochettino 

l’entraîneur
7

Le coach a choisi d’aligner Verratti devant la défense dès le coup d’envoi alors que l’Italien n’avait pas joué sous les couleurs du PSG depuis le 5 septembre. Et ce choix s’est avéré déterminant dans le succès parisien tant l’Italien a été précieux pour résister au pressing de Man City et ressortir les ballons.

la note moyenne

 

Manchester City
4,7

Ederson 

5

Une parade réflexe sur sa ligne pour repousser une frappe sèche de Herrera mais il est sur la trajectoire (38e). Pour le reste, il a paradoxalement été moins sollicité que Donnarumma. On ne peut rien lui reprocher sur les deux buts, en lucarne et totalement hors de portée (8e, 73e).

Walker 

6

Appliqué à contenir Neymar et Mbappé dans son couloir, il a rivalisé avec ses armes (impact, puissance) et plutôt bien géré la profondeur en se montrant réactif. Plus prudent que d’habitude, il a attendu la dernière demi-heure pour déborder et combiner avec Mahrez, sans succès.

R. Dias 

5

Il s’est fait surprendre sur quelques démarrages de Mbappé. Dangereux par son jeu de tête sur les coups de pied arrêtés (44e) et tout aussi souverain dans les airs dans sa surface, même s’il n’avait pas de « clients » en face en la matière.

Laporte 

5

Il a fait valoir sa lecture du jeu pour sauver le coup sur plusieurs transitions parisiennes (87e), alors que City poussait pour revenir au score, mais il ne peut rien face à Messi sur le 2e but (74e). Plus discret qu’à l’accoutumée dans ses ouvertures, avec du déchet sur son jeu long.

Cancelo 

6

Il est pris par le décalage de Mbappé sur l’ouverture du score (8e). Par ses ouvertures ou ses renversements, il a pesé, avec le souci constant d’étirer le bloc adverse pour créer des espaces pour ses partenaires d’attaque. Ses centres fuyants, où il cherchait intelligemment le premier ou le second poteau à tour de rôle, ont énormément gêné les Parisiens.

B. Silva 

5

Beaucoup de mouvement et toujours aussi délicieux dans les petits périmètres, ses incursions dans la surface ont fait mal (34e). Une générosité de tous les instants pour proposer une solution, un surnombre, un centre. Mais il doit encore se demander comment il a pu manquer le cadre sur sa reprise de la 26e face au but vide et ça pèse lourd dans son bilan.

Rodri 

4

Il a orienté avec justesse, alternant jeu court-jeu long, mais ses choix étaient trop attendus pour surprendre les Parisiens. Surtout, trop peu de changements de rythme à son actif et des séquences où il a même disparu, notamment quand City poussait pour égaliser. Un bon retour sur Messi (22e).

De Bruyne 

3

Son exter’pour Sterling est un bijou absolu (26e). Mais pour le reste, il fut bien trop discret pour un tel événement. Il ne sauve même pas sa soirée sur ses tentatives, butant sur Donnarumma dans un angle fermé (54e) et sur coup franc (90e+1). Son carton jaune pour une vilaine semelle sur le tibia de Gueye méritait peut-être un rouge (39e).

Mahrez 

5

Sur l’ouverture du score, il dégage mal et se fait passer devant en puissance par Gueye (8e). Il a d’abord peu fait de différences dans son couloir, face à Nuno Mendes et Gueye, mais il est monté en puissance et a eu le mérite de ne jamais se décourager. Au final, il fut un des rares Citizens à créer du danger par ses centres ou ses coups francs.

Sterling 

4

Titularisé en « faux 9 », il s’intercale bien entre les centraux parisiens sur le centre de De Bruyne pour lober Donnarumma (26e). Il a essayé d’exister par des appels dans la profondeur mais en pure perte, faute d’être incisif dans le dernier geste. Remplacé par GABRIEL JESUS (78e) qui perd un duel devant Donnarumma (79e).

Grealish 

4

Il joue juste, avec un déchet minimal et une application clinique dans tout ce qu’il fait. Mais c’est justement trop neutre et l’ensemble a manqué de relief et d’audace, bref son influence fut quasi nulle. Un beau duel livré à Hakimi. Remplacé par FODEN (68e) qui a de suite provoqué quelques situations, sans succès.

Guardiola 

l’entraîneur
5

Il a de nouveau aligné un onze de départ sans « vrai » avant-centre, laissant Ferran Torres sur le banc jusqu’au bout, et on ne peut pas dire que ce fut une réussite même s’il est difficile de lui reprocher le match manqué de certains cadres comme De Bruyne. Par son coaching, il n’a pas réussi à contrecarrer la mainmise parisienne.

L’Équipe

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