La présidente de l’Assemblée nationale a estimé qu’il y avait «un autre chemin » que celui de la dissolution, et fait savoir son agacement à propos de la vie politique.

Elle semble écœurée. Il y avait un autre chemin, qui était le chemin d’une coalition, d’un pacte de gouvernement », a estimé ce lundi 10 juin sur France 2 la présidente sortante de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, après la décision du président de la République de dissoudre l’Assemblée.

Pivet s’est dite favorable à des « <accords », des « coalitions les plus larges possibles », estimant qu’on a «besoin de coopérer avec le Sénat, avec le président du Sénat, avec Les Républicains et coopérer également avec les socialistes, les écologistes ».

J’en ai marre de cette vie politique où on se renvoie la responsabilité des échecs, où on considère qu’on a raison soi tout seul », a-t-elle ajouté. Interrogée sur sa propre candidature aux législatives, celle qui occupe le perchoir depuis l’été 2022 a indiqué y réfléchir.

L’échec du dépassement annoncé

S’agit-il d’une « faiblesse » de la part du président de la République ? « La faiblesse, c’est de ne pas avoir réussi à engager le pays sur cette voie de la coopération des différents partis. C’était l’essence même du dépassement qui a été imaginé en 2017 par le président de la République […] Force est de constater qu’on n’a pas réussi cela, mais je pense qu’il n’est pas trop tard », a-t-elle dit.

Après la large victoire du Rassemblement national, le président de la République, Emmanuel Macron, décide de dissoudre l’Assemblée et de convoquer des élections législatives les 30 juin et 7 juillet

Tchadanthropus-Tribune avec le point

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