Dans les quartiers, les commentaires vont bon train et de nombreuses personnes interrogées ont presque la même idée. «Nous sommes contents, car notre pays a été qualifié pour les JO, c’est une fierté pour nous même si nos représentants n’ont pas eu des médailles», affirme un jeune. Il n’est pas le seul à penser ainsi, car plusieurs autres jeunes de différents clubs sportifs partagent cet avis. Pour Me Abakar Djermah, Président de la Fédération Tchadienne de Judo(FTJ), l’élimination de Mlle Carine Ngarlemdana lors des premiers tours des J.O n’est pas en soi un échec ni une déception pour la FTJ, d’autant plus que le tirage au sort qui a eu lieu la veille. La judoka Carine Ngarlemdana s’est trouvée face à une adversaire anglaise qui était chez elle. Une adversaire qui n’est pas une inconnue du judo de haut niveau surtout qu’elle avait déjà participé aux JO de Pékin. Mlle Sally Conway a été vice-championne d’Europe de judo et elle a été quatre fois championne de world cup de judo organisée par la Fédération Internationale de Judo (FIJ). «Nous pensons qu’elle est tombée sur un gros morceau. Mais cela n’a pas empêché Carine N. de prouver sur le tatami qu’elle était là. Elle a combattu 4mn 48 secondes avant de perdre le combat dans les 12 dernières secondes devant son adversaire. Nous disons que notre judoka a tenu avant de perdre, parce qu’elle a magasiné trop de fatigue vu la violence du combat et elle avait traîné un peu au sol, c’est pourquoi elle a perdu dans les 12 dernières secondes» a déclaré le président de la Fédération tchadienne de Judo(FTJ).

Mlle Carine Ngarlemdana a voyagé avec un esprit troublé

La veille du départ de la délégation tchadienne pour Londres, Carine Ngarlemdana a décidé de ne pas vouloir partir, car sans la présence du président de la Fédération Tchadienne de Judo, sa participation aux JO n’avait pas de sens. Il a fallu la convaincre afin qu’elle puisse effectuer le déplacement. Une situation qui a eu un effet sur elle et donner le résultat obtenu. Me Abakar Djermah ne dit pas le contraire: «il faut retenir que dans toute compétition, l’environnement psychologique joue et nous n’allons pas dire que mon absence auprès d’elle n’a pas eu d’influence. Lorsqu’un athlète participe à une compétition de haut niveau, il a une personne en laquelle il a confiance dans la délégation. Avec Mlle Ngarlemdana, lorsqu’on participe aux différentes compétitions, même si je suis dans le staff administratif, pendant le combat, on se fait des signes et elle bénéficie des orientations à travers mon regard et cette complicité existe depuis toujours». Il ajoute par ailleurs que si le président de la FTJ ne part pas et que c’est seul l’entraîneur qui le fait, cela pose problème, car l’entraîneur s’occupe de son travail en vérifiant si l’environnement permet aux sportifs de jouer, mais il n’a pas accès au staff de la FIT et n’a pas pouvoir sur certaines décisions. «C’est pourquoi nous disons que la présence des présidents des fédérations dans les compétitions est très importante et il faut trouver une solution à cette question pour les autres compétitions».

Par Edouard Takadji

 

 

 

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