Délestage dans la capitale, famine dans le pays, enseignement supérieur, insécurité, de l’économie, du forum sur l’accès aux médicaments à N’Djamena, etc.
 
Les délestages dans la capitale N’Djamena seront un mauvais souvenir dans les mois à venir, à en croire le chef de l’Etat Idriss Deby Itno, après avoir visité le chantier d’électrification dans la zone de N’Djamena. Le bihebdomadaire Info note que bien travailler pour le secteur électrique au Tchad, telle est l’affiche qu’on pouvait lire en gros caractère sur le chantier dans le quartier Lamadji, dans le 10eme arrondissement, à la sortie Nord de N’DJamena, le 24 mai 2012. Le confrère poursuit que plus de huit mois encore et l’épineuse question de délestage avec ses effets collatéraux sur la vie des populations de la capitale ainsi que sur leurs activités socio-économiques ne seront qu’un triste souvenir. Le journal informe que c’est pour répondre aux aspirations de ses concitoyens et soucieux de leur assurer un cadre de vie meilleure que le chef de l’Etat a mis à la disposition des habitants de N’Djamena et de ses environnants cet important outil qu’est ce gigantesque projet d’électrification de la ville. 
«Le Tchad a besoin de l’électricité donc nous ferons de notre mieux pour répondre à cette demande», rapporte l’hebdomadaire Notre-Temps. Il ajoute que le cout global est de plus de 130 millions de dollars, soit 65 milliards de FCFA. L’Ouest du pays est menace de la famine, nous informe Notre-Temps, dans sa livraison 495 du 29 mai. Selon lui, dans le Nord, le Centre du Tchad, la crise libyenne de 2011 a contribué à aggraver la crise alimentaire. Et de poursuivre qu’à l’Est, le conflit du Darfour qui a fait rage depuis 2003 a obligé de nombreux réfugiés soudanais a fuir vers le Tchad. Ainsi, le Tchad est devenu l’un des pays les plus gravement touchés par la crise alimentaire soudanais. Au total 3,6 millions de personnes sont exposées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
L’Union écrit pour sa part que plus de 4 000 tchadiens, vivent un enfer. Il souligne que la traversée du désert des refugiés tchadiens du camp de Langui a commencée avec l’apocalypse des 2 et 3 février 2008. Depuis lors, ils sont otages de toutes les précarités. Cet hebdomadaire explique que les refugies tchadiens installés dans le camp de Langui, a une vingtaine de kilomètres de Garoua, au Nord du Cameroun, traversent le désert. Selon les dernières nouvelles, ceux-ci manquent totalement de nourriture et de l’eau potable, tandis que l’accès aux services essentiels comme la santé ou l’éducation leur devient de plus en plus difficile. Le journal rapporte que selon le chef de sécurité du bloc C03, Charlotte Madjibaye, «la ration alimentaire d’une personne par mois, est d’un litre d’huile, deux litres de pétrole et d’une petite marmite de farine, d’un peu de haricot et du sel pour 25 Fcfa», avant de confesser que «Dieu est puissant et c’est par sa grâce que nous vivons».
Dans le secteur de l’enseignement supérieur, il semble que le don de 17 000 ordinateurs aux étudiants, pose problème à l’Université de N’Djamena. Un confrère indique qu’après sa promesse d’augmenter la bourse d’étude, Monsieur Idriss Deby Itno vient de faire un don de 17 000 ordinateurs portables en faveur des étudiants tchadiens. Mais, sur ces ordinateurs ont suscité des vues divergentes au point que cela a perturbé les cours et le début des examens finaux qui ont lieu depuis quelques jours dans certaines filières de l’Université. Les ordinateurs de la discorde, titre le Temps. A son avis remis officiellement par le premier ministre Emmanuel Nadingar, les ordinateurs portables offerts par le chef de l’Etat aux étudiants créent la discorde. Les étudiants de l’Université de N’Djamena sont particulièrement touchés. 
S’agissant de l’insécurité, le quotidien le Progrès accorde une longue interview au directeur générale de la police nationale, Monsieur Abdoulaye Georges Moyalta. Ce dernier rassure que les policiers font leur travail. Depuis la relance d’un contrôle intense du port de casque ainsi que des pièces des motocyclettes, beaucoup de choses sont dites sur le travail de la police à N’Djaména ainsi que la sécurité à N’Djaména. « Normalement, la circulation c’est l’affaire de la Brigade de la Circulation Routière (BCR). Mais, comme la BCR ne couvre pas, aujourd’hui, toute la ville de N’Djaména, il arrive, quelquefois, de la renforcer avec les policiers des commissariats d’arrondissement, qui ont, bien sûr, une mission spécifique. Comme il s’agit d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, nous n’avons pas d’autre choix que de mobiliser toutes les forces que nous avons pour faire face à la situation», explique le directeur général de la police nationale. 
En économie c’est la vente du ciment « made in chad » qui pose problème. A 5 h 45 min, ce vendredi 25 mai 2012, lorsque le soleil apparaît à l’ouest de la cimenterie de Baoré, située à environ 30 kilomètres de Pala, chef-lieu de la région du Mayo-kebbi Ouest, hommes et femmes s’activent à reprendre le travail. Chaque employé se présente son badge pour pénétrer dans l’usine. Environ 20 demandeurs d’emplois, bloqués à l’entrée, attendent un probable recrutement. «Chaque jour, l’usine recrute des gens pour des emplois journaliers. Il y en a qui viennent chercher un petit travail, juste pour assurer leur pitance de la journée», explique une jeune fille, employée au restaurant de l’usine. Une équipe d’expatriés et de Tchadiens, logée à l’intérieur de la cimenterie, déjà debout, s’apprête à prendre la relève du groupe de la nuit. Chacun se presse à prendre son petit déjeuner. A défaut de temps, certains emportent le repas à leur poste de travail. D’autres le prennent en cheminant vers leur poste de travail. Le personnel chinois semble avoir imposé son rythme de travail aux Tchadiens. Tout le monde est pressé à l’usine.
L’hebdomadaire la voix nous informe d’un forum sur l’accès aux médicaments à N’Djamena. Selon le confrère, la capitale abritera du 5 au 8 juin prochain, le 13eme forum pharmaceutique international sur le problématique d’accès aux médicaments. Ce forum qui verra la participation de plus de 500 personnes venues de tous les continents, a pour objectif de promouvoir le secteur qui respecte les normes internationales au bénéfice de la sante publique en Afrique. «Ce forum servira de tribune de formation, d’information, de concertation, et de lancement d’un bon entreprenariat et d’un bon partenariat africain. Il permettra aussi de promouvoir les échanges scientifiques et les expériences professionnelles», informe le ministre de la Sante Publique, Dr Mamouth Nahor N’Gawara. 
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