Au cours de sa tournée africaine, le ministre français des Affaires étrangères arrivera au Tchad le samedi 28 juillet

 

Laurent Fabius compte sur le Niger pour résoudre la crise au Mali et sa première escale en Afrique a été Niamey, la capitale du Niger où il a rencontré, jeudi 26 juillet, le président Mahamadou Issoufou. Déjà, mardi 24 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères avait plaidé pour «une coopération accrue avec le Niger qui est à la fois très pauvre et, dont les dirigeants, que nous avons reçus à Paris, sont apparus vraiment des gens dignes de confiance». Selon Le Point qui cite une source diplomatique anonyme, «l’urgence aujourd’hui, c’est de stabiliser les institutions, stabiliser Bamako» alors qu’«on est dans un processus très fragile». Depuis le coup d’Etat du 22 mars du capitaine Sanogo contre le régime d’Amadou Toumani Traoré, le Mali est plongé dans une crise politique. Ce renversement du pouvoir, survenu dans le Sud-Mali, a permis aux rebelles Touaregs de prendre le contrôle du Nord. Le Niger s’inquiète de la crise au Mali, car seulement deux cent kilomètres séparent le Nord-Mali de Niamey. L’annonce d’un retour vendredi 27 juillet, à Bamako du président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, après deux mois d’absence, à se faire soigner d’une attaque perpétrée par des manifestants hostiles, devrait contribuer à clarifier les responsabilités. Dans la capitale malienne, la démission du Premier ministre, accusé «d’incompétence et d’amateurisme», est demandée par les grands partis politiques.

 

 
© laurent-fabius.net 
Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius

Sénégal et Tchad, le marathon
Après Niamey, le chef de la diplomatie française enchaînera avec le Burkina Faso où, il verra le chef d’Etat Blaise Compaoré et continuera son périple par Dakar. Un entretien est prévu avec des représentants du collectif "Y’en a marre", en marge de rencontres officielles, notamment avec le président sénégalais MackySall. Samedi 28 juillet le chef de la diplomatie française conclura sa tournée par une brève escale au Tchad pour voir le président Idriss Deby. Le Tchad a fait part de sa disponibilité pour concourir à une solution de la crise au Mali rapporte l’Afp à ce sujet. 

Quelles retombées pour cette tournée?
La résolution de la crise malienne est une des préoccupations majeure du gouvernement de François Hollande. Au cours d’une récente intervention le 18 juillet dernier à l’assemblée nationale française, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, soulignait l’importance pour la France de s’inquiéter de cette situation. «La situation au Mali et, plus généralement, au Sahel, est dramatique, au point que certains ont pu parler d’une menace de «Sahelistan». Trois grands problèmes s’entremêlent, de nature politique, sécuritaire et humanitaire. A la division entre le Nord et le Sud s’ajoute le fait qu’au Sud, le gouvernement ne bénéficie pas d’une large assise. C’est la raison pour laquelle la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine et nous-mêmes avons recommandé qu’une assise plus large soit recherchée avant le 31 juillet» affirmait t-il. Avant de conclure «La France entend mobiliser ses propres forces, y compris financières, pour venir en aide à un peuple ami et à un continent en souffrance.» De sources concordantes, la tournée africaine du patron du Quay d’Orsay pourrait être le point départ d’une opération d’envergure dans la résolution du problème malien.

Par Georges Lietbouo 

 

 

 

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