La décision de cette grève a été prise samedi dernier au cours d’une réunion de la plateforme syndicale revendicative élargie aux différents responsables des syndicats affiliés. À travers cette grève, la plateforme syndicale revendicative veut rappeler au gouvernement le non-respect de ses engagements contenus dans l’accord du 09 janvier 2020 notamment la levée de gel des effets financiers, des avancements et reclassements et le paiement des frais de transport de 2017 à 2019.

Cette grève a un impact dans les services publics.

Au ministère de la Fonction publique et du dialogue social où notre reporter s’est rendu ce matin, les portes des bureaux sont fermées. D’ailleurs, à quelques mètres du portail principal dudit ministère, les éléments de sécurité en faction demandent à tout visiteur de rebrousser chemin.

Au ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale, il est difficile d’établit un lien entre la pandémie de Covid 19 et cette grève.

Un homme rencontré dans le couloir nous informe que le personnel non essentiel est à la maison suite à la mesure prise dans le cadre de Covid 19 pour éviter les attroupements.

La grève de la plateforme syndicale revendicative suscite déjà de réactions.

Le Collectif des Syndicats du secteur de l’Éducation du Tchad, COSET, affirme dans un communiqué de presse signé par son porte-parole Brahim Younous Ali, avoir constaté avec regret que les années passent et se ressemblent sur le front social dans notre pays.

Le COSET indique que dans cette situation léthargique, la première victime est le système éducatif tchadien pris en otage, l’école tchadienne n’offre aucune chance aux filles et aux fils du pays de se rivaliser avec les autres enfants du monde. Aussi, le COSET demande-t-il au Maréchal du Tchad d’intervenir personnellement pour apporter une solution définitive à cette crise qui paralyse le pays et surtout le dysfonctionnement du système éducatif.

Tchadanthropus-tribune

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