10/02/16: TCHAD/Sénégal: Le pseudo procès Habré à Dakar reprend en ce mois de février 2016, sans épices, fades comme son commencement. La litanie revancharde d’une grappe manipulée ne peut à l’évidence permettre un procès équitable. Depuis le début de cette mascarade, tout le monde a été scié sur l’esprit galvaudé d’établir le jugement d’une seule personne, faire payer à Habré ses positions anti-impérialistes. Permettre à Idriss Deby de se pavaner en vainqueur, lui qui a financé le procès et s’y soustrayant. Pendant des longs mois, rien d’aussi tangible n’est évoqué pour élucider l’esprit citoyen, si ce n’est présenté Habré comme le criminel de son peuple. Pire encore, nous voyons le relais de la françafrique se donner à cœur joie. RFI et Juan Gomez ne sont que les relais de ces voix qui accablent à charge, en sélectionnant les auditeurs qui doivent intervenir sur les antennes pour mieux faire passer les messages qui doivent influencer. Vous appelez pour intervenir à l’émission appel sur l’actualité, l’équipe chargée de vous écouter vous bloque dès que votre voie est divergente de celles de ceux minutieusement sélectionnés pour la cabale. Ceci explique cela, que comme toujours il faudrait être l’esclave intellectuel d’une certaine officine avant qu’on ne vous donne la parole. Un procès à charge ne fait pas un bon, ou un vrai procès. M’Backé Fall le procureur des chambres extraordinaires africaines n’est que le sbire du régime Deby, à qui il lui obéit à l’œil. Si Deby s’est arrogé à prendre la tête de l’union africaine dans l’année où Habré devrait être condamné par ces chambres africaines, elle même sous tutelle de l’union africaine, ce n’est pas anodin. Avoir établi la vengeance, n’inclue pas la vérité. Aux yeux de la majorité des Tchadiens, la justice n’a pas été faite.

 

 

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