Depuis que l’or noir a jailli, tous les tchadiens ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme et soulagement dans l’espoir de vaincre définitivement la famine. Beaucoup de tchadiens avaient pensé que cette manne va complètement changer leur train de vie. Or, c’est plutôt la déception totale qui a gagné tous les tchadiens. Depuis l’exploitation du pétrole, le coût de vie s’est aggravé au contraire, mettant toutes les couches sociales, hormis quelques uns dans une rude épreuve de la recherche de survie quotidienne. Les retombées ne sont jamais dépensées aux objectifs pour lesquels ils devraient servir. Avec le pétrole les recettes habituelles sont totalement disparues à tel enseigne qu’elles prises en otage par un groupe restreint du pouvoir. Le versement de ces recettes au Trésor Public ne se font pas ou se font rarement. Les réalisations auxquelles les ténors du pouvoir font référence pourraient même être réalisées 
Grâce au financement des ressources ordinaires, habituelles mis à part l’argent du pétrole. Les augmentations de salaires des fonctionnaires ne sont que très insignifiantes et elles n’existent que de nom. En réalité, la plupart des tchadiens ne savent pas à quoi cette manne a servi, si ce n’est qu’à être géré entre clan et à l’achat des armements pour le maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, pendant que certains compatriotes creusent des termitières pour se maintenir en vie, d’aucuns souffrent de malnutrition chronique ou certains retraités à force d’aller et revenir à la caisse de traités ont fini par trouer leurs sandales sans obtenir leurs dus. L’eau potable devient rare avec cette chaleur, l’obscurité gagne la Capitale et les deux sociétés héritières de la STEE supposées répondre aux préoccupations, n’ont pu faire mieux que leur « de cujus », malgré les belles paroles tenues çà et là par ceux qui ont les rennes de ces sociétés, appuyés de certains hauts responsables qui clament à chaque année que le calvaire de l’eau et de l’électricité c’est du passé. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de faire un petit tour dans la Capitale pour voir le degré de vulnérabilité de la population. Certaines personnes sont dans un état de vulnerabilité extrême, elles n’ont même le minimum du gain journalier, alors qu’on se targue d’être un pays pétrolier avec des ressources financières très importantes alors que la population croupit dans l’extrême pauvreté. Quel paradoxe ?où passent ces ressources ?appartiennent-elles à tous les tchadiens ? Bref, il n’est un secret pour personne que le pétrole tchadien n’a jamais servi au peuple tchadien. Ismaïl ABOUHAMID
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