En allant vers Djarmaya pour bruler les armes de fabrication traditionnelle qui ont été récupérées par la commission de désarmement, Ahmat Bachir a vu une barrière de police à proximité des cimetières de Lamadji. Il s’est arrêté et a donné l’ordre par téléphone au directeur de la police  de lever ce poste de police. De retour 30 minutes après,  il  retrouve que les policiers sont toujours sur place. En voyant Ahamat Bachir, le chef de poste et quelques policiers, a pris la fuite laissant un policier gardien de la paix du nom de Maidé Mahamout Guedé et une policière sudiste.

Le fameux ministre de la Sécurité publique Ahmat Bachir débarque sans poser de questions puis il les fait menotté avant d’appeler la télévision a la direction de la police pour les filmer, et les taxant de voleur en direct a la télévision. Après cette mise en scène, il ordonne au directeur de la police d’appeler le chef de poste qui a pris la fuite (c’est un Zakhawa). Ce dernier se présente à la direction de la police. Quand le directeur a donné l’ordre aux policiers de l’arrêté, ce dernier dégaine son arme et a juré de tué quiconque s approchant de lui, puis il a démarra sa moto et il est reparti sans être inquiété.

Plus tard, Ahamat Bachir a oublié que ces policiers étaient affectés à ce poste par son beau frère, Chef de BCR, et par une note de service.

Cependant la famille du policier Maidé sont arrivés à la direction de la police et demander pourquoi on enchaine leur fils et l’avoir fait passer à la télé, puis présenter comme un bandit. L’un d’eux tira en l’air et Bachir prit la poudre d’escampette. Il s’enfuit loin de la meute. Aux dernières nouvelles, Adoum Younousmi le nouveau SGP (secrétaire général à la présidence) serait intervenu en appelant Ahamat Bachir pour le rassurer et de régler le problème à l’amiable. Mais la famille de Maidé a refusé et a porté plainte contre Ahamat Bachir.

 En principe, et en tant que ministre ce n’est pas son rôle de courir de gauche à droite pour se faire remarquer a la télé et plaire à son maitre Idriss Déby.

Tous les policiers ne sont pas d’accord avec ses actes et maitrisent difficilement leurs colères.

 

Brahim Ahamat Birémé

Correspondance depuis N’djamena.

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