L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, l’un des chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont l’armée tchadienne a annoncé samedi la mort, est toujours en vie, selon un participant intervenant sur des forums de discussion islamistes. Le Drian, pour sa part, a refusé de confirmer sa mort.

 

 

L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, annoncé mort par l’armée tchadienne, est toujours en vie selon un participant intervenant sur des forums de discussion islamistes, a signalé dimanche le SITE, centre de surveillance des sites islamistes.

 

Belmokhtar, qui serait le cerveau de la prise d’otages meurtrière survenue en janvier sur le site gazier algérien de Tiguentourine, est "en vie et bien portant, et il conduit en personne la bataille", déclare ce participant dans son message. Toujours selon lui, Belmokhtar va se manifester prochainement en diffusant un message confirmant qu’il est bien en vie, poursuit le SITE.

La mort de Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", a été signalée à plusieurs reprises par le passé. La dernière en date est survenue samedi, au lendemain de l’annonce par le président tchadien Idriss Deby de la mort d’Abdelhamid Abou Zeïd, autre chef d’Aqmi.

La "prudence" de Le Drian

La France n’a confirmé la mort ni de l’un ni de l’autre. Ahrar Press, organe de presse arabe indépendant, cite lui aussi une source au sein du groupe de Belmokhtar (la brigade des Moulathamine – "Ceux qui signent avec leur sang") qui dément la mort de ce dernier, rapporte le SITE.

Dans une interview à la Dépêche du Midi rendue publique par son ministère, le ministre français de la  Défense, Jean-Yves Le Drian, interrogé sur les proclamations tchadiennes de la mort des chefs jihadistes Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, a appelé à la prudence. "Une rumeur répétée à l’envi ne faisait pas une information". "J’en appelle à la prudence et à l’esprit de responsabilité à  l’égard d’indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer  matériellement à ce stade", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "La priorité, c’est de saper les bases des terroristes, leur organisation,  leurs moyens".

La France confiante dans l’avenir du Mali 

Par ailleurs, sur les risques de confrontation entre communautés maliennes, il observe : "Les ennemis du Mali, ce sont les groupes terroristes  qui menaçaient de faire s’écrouler ses institutions pour y fonder leur  sanctuaire. Le Mali est un seul et unique pays. Chacun le reconnaît : le droit  international, le gouvernement de Bamako et les populations du nord du Mali,  qu’elles soient peuls, arabes ou touaregs". "Le retour des services publics maliens doit suivre la libération du  territoire, qui est encore en cours. Les Maliens pourront alors reprendre leur avenir en main. La France est vigilante, mais elle est confiante", a-t-il encore déclaré.

Voir aussi notre vidéo : Mokhtar Belmokhtar, le "borgne" avait déjà été annoncé mort en juin dernier

 

 

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