Après plusieurs années d’accalmie, la République centrafricaine replonge dans la violence. Les rebelles ont pris ce mardi 18 décembre dans la matinée la ville de Bria. Ces rebelles, désormais regroupés en coalition, la coalition « Séléka », avaient déjà attaqué Ndélé la semaine dernière. Face à la rébellion, le président François Bozizé a fait appel au Tchad, qui a envoyé ce mardi son armée prêter main forte aux forces centrafricaines.

Des éléments de l’armée tchadienne sont bel et bien arrivés en République centrafricaine pour prêter main forte aux FACA, les Forces armées centrafricaines, face à la progression des rebelles, selon une source militaire centrafricaine. D’autres sources le confirment. Ces soldats, lourdement armés, sont arrivés dans la journée à bord d’une vingtaine de véhicules à Kaga Bandoro, une ville du nord. Des habitants de la localité, joints par RFI, les ont vus.

En huit jours, les rebelles centrafricains sont entrés sans grande difficulté dans plusieurs localités du nord, du nord-est, puis du centre du pays : Ndélé, tout d’abord, puis Sam Ouandja, Ouadda, Bamingui et enfin Bria ce mardi matin.

La façon dont Bria est tombée illustre bien les difficultés des militaires centrafricains à bloquer l’avancée des rebelles. L’opposition armée a attaqué Bria à l’arme lourde, très tôt dans la matinée. Les FACA ont ouvert le feu sur les nouveaux venus, puis ont abandonné la base. Une source militaire a indiqué que ces éléments en fuite avaient pris la direction de Bambari, une autre grande ville du centre qui dispose d’un détachement militaire plus important.

Difficile à dire avec certitude ce qui s’est passé ensuite à Bria. Les communications sont très difficiles avec la localité. Des sources au sein de l’armée affirment que les rebelles se sont livrés à des pillages de magasins à Bria et qu’ils ont été suivis de certains habitants qui tentent de profiter des pillages. Un officier de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement), l’un des mouvements rebelles membres de la coalition Séléka, dément. Il soutient que les pillages ont été le fait de bandits présents dans la ville. De nombreux habitants sont en tout cas restés terrés chez eux en raison de l’incertitude.

 

  RFI

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