Les rebelles du mouvement du 23 mars (M23) en République démocratique du Congo (Rdc) ont annoncé la formation d’un cabinet politique de 25 membres qui sera chargé de la gestion quotidienne des zones qu’ils contrôlent, a indiqué un communiqué officiel de ce mouvement, transmis lundi à la presse.

 

 

Le cabinet compte un président, un chef militaire, un secrétaire exécutif, et des chefs de départements. La rébellion du M23 dispose de 10 départements, dont les départements des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, de la Sécurité publique, des Infrastructures et Travaux publiques, de l’Education, du Commerce et l’Industrie.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a qualifié la publication de ce cabinet politique de « non-événement ». « C’est réellement un non-événement. Nous n’avons pas affaire au M23. Ce que les petits excités du M23 font pour faire plaisir à leur maître ne nous impressionne pas. Nous avons affaire au Rwanda et nous continuons à mettre la pression et à résister à l’agression du Rwanda. La réalité est à Kigali et nous nous adressons à la réalité. », a dit M. Mende cité par Radiokapi.

Formé d’anciens soldats congolais qui se sont mutinés en avril, le mouvement s’est d’abord regroupé autour de Bosco Ntaganda, ex-général sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes de guerre pour avoir recruté des enfants soldats dans les combats du nord-est de la RDC en 2002-2003. Le commandement militaire du M23 est désormais assuré par le colonel Sulutani Makenga.

Parmi les chefs de départements figure François Rucogoza Tuyihimbaze, qui occupe la fonction du secrétaire exécutif à la tête des dix départements. Le département politique est géré par Sendugu Museveni, tandis que la fonction de la présidence est accordée à Jean Marie Runiga, ancien coordonnateur politique du M23.

Le M23 tient son nom de l’accord de mars 2009 qui a mis fin à une autre insurrection au Nord-Kivu et permis l’intégration des rebelles au sein des forces gouvernementales. Il est formé de Tutsis congolais dont l’engagement trouve son origine dans les conflits ethniques hérités du génocide rwandais de 1994.

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