La Journée internationale de la femme est célébrée chaque année le 8 mars. Pour se libérer et s’émanciper, la femme tchadienne n’a pas d’autre choix que de se battre comme sa sœur européenne. C’est une question de temps. L’évolution actuelle du monde y contribue par l’affaiblissement des traditions et forces rétrogrades.

Par rapport aux revendications des femmes, le résultat demeure encore timide : 6 femmes sont au Gouvernement sur les 42 membres soit 1,5% ; 29 femmes parlementaires sur 180 députés soit 16%. Nous n’avons pu obtenir le nombre de femmes nommées à des postes de responsabilité dans les administrations du fait de l’indisponibilité des statistiques.

Cependant, la véritable bataille de la femme tchadienne pour son développement et sa participation effective aux prises de décisions nationales commence par l’éducation de la jeune fille. L’Info a rencontré à cet effet, le Directeur Général du Centre de Curricula. Ce qui a permis de décortiquer l’annuaire statistique de l’éducation nationale 2010/2011.

Il ressort de ce document officiel que sur deux millions d’élèves du primaire, il y a 850.000 filles soit 42%. On compte par ailleurs 5.000 enseignantes sur un effectif de 31.000 soit 16%. Parmi les enfants inscrits à l’école après l’âge de six ans, les filles représentent 80 % contre 107% pour les garçons (taux brut de scolarisation). Au niveau du taux d’achèvement, il y a 20% de filles qui arrivent au CM2 contre 47 % de garçons.

Dans le secondaire, de la 6e en 3e, sur 316.000 élèves, il y a 102.000 filles soit 32%. Ceci s’explique par le taux d’accès en classe de 6e qui est de 43% pour les garçons et 21% pour les filles, a précisé le Pr Nomaye Madana.

Ces statistiques montrent que la situation scolaire de la jeune tchadienne est plutôt encourageante. Ce qui augure d’un avenir radieux pour le progrès de la femme tchadienne.

DédjébéTiréngaye Bob 

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