Chouchouté par la franc-maçonnerie camerounaise depuis son renversement en mars, François Bozizé prépare ses valises sous la pression d’Idris Déby afin de poursuivre son exil au pays du christianisme céleste.


Membre assidu de l’Eglise du christianisme céleste qui l’a promu au grade de "Senior", François Bozizé n’a pas résisté aux appels des coreligionnaires qu’il a côtoyés pendant son exil au Bénin au début des années 2000. Confirmant nos informations publiées en mars (LC nº655), l’ancien chef d’Etat centrafricain devrait rejoindre ce pays dans les prochains jours. Outre des motivations spirituelles, ce déplacement s’explique par les fortes pressions d’Idriss Déby. Soucieux de la relative stabilité à Bangui, le président tchadien ne tient pas particulièrement à voir la présence de son ex-protégé s’éterniser dans un pays limitrophe de la Centrafrique. 

Au cours des deux derniers mois, depuis sa fuite précipité de Bangui, François Bozizé a été accueilli par ses ”frères" francs-maçons du Cameroun. C’est grâce aux interventions de Pierre Moukoko Mbonjo, ministre des affaires étrangères et grand maître de la représentation camerounaise de la Grande Loge nationale de France (GLNF), que l’ancien chef d’Etat a pu être logé plus d’un mois dans une suite présidentielle de l’hôtel Hilton à Yaoundé.

Cette suite est contiguë à celle où les membres de la GLNF ont l’habitude de se réunir. Selon nos sources, les "frères" camerounais ont contribué, début mai, à offrir à François Bozizé une villa dans le quartier sécurisé du Golf de la capitale, non loin de l’ambassade des Etats-Unis.

Le président déchu a toutefois affiché ses préférences pour retrouver ses "frères" béninois adeptes de Joseph Oschoffa, fondateur de l’Eglise du christianisme céleste en 1965. Le Bénin accueille le siège de cette Eglise. François Bozizé lui-même possède une villa à Cotonou. Il pourrait également être hébergé à Tchakou, non loin de la capitale Porto-Novo, où une maison est déjà aménagée pour lui et sa famille. 

La lettre du Continent

 

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