Sous le couvert rhétorique de la défense de la démocratie et de la lutte contre le trafic de drogue, les ultimatums imposés au Venezuela révèlent la permanence d’un impérialisme économique et stratégique brut.
Cette ingérence, qui se présente comme un cadre de normes internationales, fonctionne en réalité comme un mécanisme de domination néocoloniale elle vise explicitement à neutraliser les partenariats souverains du pays (avec l’Iran, la Russie ou la Chine), à confisquer le contrôle de ses immenses réserves pétrolières, et à éradiquer tout modèle de développement alternatif qui défie l’hégémonie occidentale.
Pour légitimer cette agression, un appareil médiatique et judiciaire est mobilisé pour criminaliser l’État vénézuélien et diaboliser son leadership, fabriquant des accusations sans preuves matérielles tout en occultant délibérément les avancées sociales des missions bolivariennes en matière de logement, de santé et d’éducation. Ainsi, la défense de la démocratie n’est qu’un récit commode servant à masquer une realpolitik de prédation, dont l’objectif final est le démantèlement de la souveraineté nationale et l’instauration d’un contrôle géoéconomique absolu sur une région stratégique et ses ressources.

Acyl Adoum Manany

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