La dévalorisation de la valeur du travail, « la marchandisation » du savoir, la corruption, la violence, et le laxisme ont fini à mettre a nu la délinquance du système éducatif tchadien, lui-même victime de la rente qui tue l’école et l’intelligence.
 

Il y a urgence d’opérer des reformes sérieuses lorsque, de l’avis même des enseignants, des étudiants tchadiens ne maitrisent aucune langue ni le français, ni l’arabe encore moins l’anglais : bref une école qui produit des analphabètes.
 

Des écoles, des lieux chargés de transmission de savoir et de valeurs se peu a peu transformées en sorte d’une arène ou se livre un combat singulier entre des élèves qui font semblants d’étudier et enseignants qui font semblants d’enseigner tout en sachant fort bien que les études ne constituent pas les clef de la réussite dans une société dominée par le gain le facile, le népotisme et la corruption de l’argent de la rente pétrolière.
 

La baisse de niveau des élèves et de l’école tchadienne interpelle toute la société mais en premier posture l’état qui est le premier garant de l’éducation des enfants de ce pays. Quel est l’avenir de la nouvelle génération dans un monde globalisé où le savoir et la technologie déterminent le développement d’un pays et dessinent les nouvelles frontières ? Il y a quoi de s’inquiéter des capacités et la volonté des écoles et de l’Etat à former des compétences dignes à faire face a ces défis et assurer la relève du pays. L’échec scolaire, la baisse de niveau se traduisent chaque année par des milliers d’élève rejeté par le système et un faible taux de réussite au baccalauréat, chutant cette année jusqu’à 8p100.
 

Il faut ajouter des bacheliers admis à l’université mais qui ne pourront pas suivre leurs cursus faute d’accompagnement et de structures universitaires adéquates et qui vont abandonner en cour de route. Le système éducatif tchadien accuse une grande carence il faut absolument une nouvelle reforme et revoir le programme d’enseignement. Le niveau des élèves est très bas, il faut revoir le système de gouvernance pour pouvoir reformer le système éducatif et élever, ainsi le niveau et amélioré les connaissances de nos enfants. IL s’agit en effet d’un vrai problème de société et bien évidement de gouvernance, car les enfants tchadiens sont tout aussi intelligents et doués que d’autres. La baisse du niveau et l’échec scolaire ne sont pas dus uniquement à l’incohérence des programmes et a la défaillance d’une méthode pédagogique mais aussi et surtout d’une réelle volonté d’accompagnement du système éducatif par le premier concerné (Etat). Les cerveaux de tchadiens ne sont ils pas une richesse plus pérenne que le pétrole ? Mais ne faudrait-ils pas au préalables changer de gouvernance, car le système rentier et corrompu en place n’est pas en mesure de valoriser les ressources humaines que le beau et grand pays de Toumaï dispose en abondance.

 

Par MS Amine M universitaire

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