Taher Erda, directeur des renseignements militaires se joue à la propagande militaire au moment où la peur et une certaine panique gagnent les autorités de la dictature à N’Djamena.

Toute l’après-midi de ce samedi 17 avril, nous assistons à plusieurs communiqués de part et d’autre. Pour calmer la panique, le ministre de la Communication du régime Chérif Mahamat Zène a été instruit par Déby pour monter au créneau et affirmer que les rebelles ont été défaits et qu’un bilan va être donné dans la soirée. De même le porte-parole de l’armée de Déby, le colonel Azem, affirme la même chose aux médias internationaux sans y amener de preuve pour calmer la curiosité des journalistes. 

En réalité, il n’y a aucun contact physique réel sur le terrain à même de faire un bilan, sauf si le régime veut créer une situation pour relever le moral de ses troupes qui est dans les chaussettes. 

Entre ceux qui ne veulent plus combattre pour la dictature et ceux qui ne sont pas motivés, Idriss Déby fait appel aux forces supplétives du soudanais Mini Arkou Minawi, mais là aussi c’est un autre problème. Les militaires de la force mixte Tchad/Soudan sont instruits de venir prendre position à Moussoro.

Si l’épiphénomène Taher Erda fait le jeu de la pintade, ce qu’il faut croire qu’il y a feu en la demeure.

Selon nos sources, comme en 2008, le régime fait un corridor de protection de la capitale. 3 postes barrières militaires sont érigés – pont Belilé, Djarmaya, et Massakory.  

Des chars de combat verrouillent les axes prétendus stratégiques pour empêcher toute incursion vers la capitale. Une panique illustrée avec la sortie des blindés à Goudji et l’alerte générale de la DGSSIE, et du bataillon DAR. Le régime MPS mobilise aussi sur la fibre ethnique, de centaines de civils à bord de véhicules V8 ont été acheminés à Djarmaya avec le risque de servir de bouclier humain. 

Malgré cela, les communiqués des ambassades de France, et USA envers leurs ressortissants les appelant à la prudence, pousse la tension à son paroxysme. Il fait peur dans la ville.

Côté FACT, le moral est très haut, une information dans les réseaux sociaux affirme le décès du chef d’état-major de l’armée de terre d’Idriss Déby. Un certain Mahamat Souleyman serait mort dans un accrochage avec une colonne de FACT qui a à sa tête ISSA Moussa Tamboulé. L’accrochage en question aurait eu lieu aux environs de Zigey, à quelques encablures de la ville de Mao, et à 300 km de la capitale N’Djamena. Mais le régime MPS pousse toujours ses sbires à communiquer sur Facebook pour se faire bonne conscience.

Depuis le Tchad, plusieurs sources affirment le désarroi du régime MPS et expliquent que les rebelles du FACT avancent en plusieurs colonnes vers N’Djamena qui semble être le seul endroit où Idriss Déby devrait être défait.

Pour une fois, la France observe, et certains députés français à l’exemple de la France insoumise demandent à la France de ne pas intervenir dans un problème interne aux Tchadiens. Le 1er responsable de la France insoumise, le député Jean Luc Mélenchon a d’ailleurs fait un tweet dans ce sens.

Cette nuit à N’Djamena, Idriss Déby se serait préparé à rejoindre ses hommes vers le front. De quel front s’agit-il, puisque le FACT a plusieurs colonnes? Il bivouaquera aux environs de Massakory certainement. On verra bien d’ici les 24/48 heures les précisions qui seront sans doute de taille. Mais il semble déjà loin son voyage vers l’Angola le 20 avril prochain. 

Quoi qu’on en dise, demain sera un autre jour, et espérons que ce jour soit teinté de changement pour notre pays.

Tchadanthropus-tribune

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