Le Tchad est dans le gouffre. Si en surface, nombreux sont ceux qui veulent son développement, il y a d’autres qui s’enfichent éperdument de son essor.

Comment peut-on envoyer un sous-préfet semi-analphabète, tissant son discours inaugural dans un mélange de français-arabe qui démontre très clairement ses limites pour l’avenir de cette région ?

Où sont toutes ces promotions de l’ENA/N’Djamena dont on nous vante les qualités de leur formation ?

Où sont les autres cadres qui pourront très bonnement ce travail ?

Il ne faut pas envoyer de mauvais messages aux générations futures qui sont encore sur les bancs de l’école. Il ne faut pas non plus casser le niveau de l’éducation tchadienne. Le Tchad a assez perdu déjà à ce niveau.

Nous présumons encore que de tels cas existent dans les autres provinces du pays. Il faut vite remédier à cette gabegie, à ce clientélisme pour le futur du Tchad, si nous ne voulons devenir la risée de ce monde.

Ce n’est pas la faute du nouveau sous-préfet de Moïssala. C’est la faute de ceux qui l’ont placé là. Lui n’a peut-être rien demandé, il peut mieux servir dans un autre domaine.

Le président de la transition Mahamat Idriss Deby qui fait des tournées en province doit se rendre compte des limites de ces messieurs, et prendre sa responsabilité. Le message de changement à envoyer aux autres tchadiens passe aussi par là.

Il est inacceptable que 60 ans encore après son indépendance, les Tchadiens découvrent que c’est des analphabètes qui les gouvernent.

Tchadanthropus-tribune

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