De sources bien renseignées, une bataille rangée allait avoir entre les partisans du chef de canton Koutra Alhadj Abakar Adiker et d’autres détracteurs qui s’opposaient à sa mise en place. Anticipant ce trouble, le ministre de la Défense et à la Sécurité aurait dépêché sur place ses agents pour arrêter ledit chef de canton et le ramener à N’Djamena. L’affaire avait fait grand bruit fin janvier 2020 et la rédaction avait fait une 1ère publication appelant à la libération de ce chef de canton.

Notre correspondant confirme que c’était le DG de la police de l’époque Hissein Doudoua, le gouverneur de la ville de Moussoro et le Commandant de légion de la gendarmerie de Bahr El Ghazel qui ont réussi à calmer les uns et les autres à ne pas s’entretuer et ramener le chef de canton à N’Djamena.

Une fois à N’Djamena, l’affaire prend une autre proportion, cette fois-ci le chef de canton se met à table et fait des invectives. Il dit avoir remis 300 millions de FCFA au ministère de l’Administration du territoire pour que sa nomination se fasse. À qui clairement ce chef de canton a remis une aussi grosse somme pour être intronisé chef de canton ? Vrai ou faux, le ministre de l’Administration du territoire Mahamat Ismaël Chaïbo doit clarifier la situation à son niveau et au niveau de son cabinet. Car rien ne justifie un tel affairisme au sommet de l’État.

La justice elle-même où la fameuse IGE (inspection générale de l’État) doit clairement auditionner ce chef de canton et lui demander clairement à qui cet argent a été remis. De toutes les manières s’il ment, la justice saura quoi faire pour l’attaquer en diffamation, s’il dit vrai, alors c’est à l’État de prendre ses responsabilités.

Aux dernières nouvelles, Idriss Déby serait au courant de l’affaire et aurait demandé à ce qu’une enquête soit diligentée pour connaître la véracité de cette affaire qui fait parler dans tout N’Djamena… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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