Il se trouve que le respect de la hiérarchie est foulé au sol. Sinon, on n’en serait pas là au point que la Présidence de la République écrive par trois fois au ministre de la Justice sur instruction du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno et une interpellation par la Représentation nationale (Assemblée nationale) pour qu’enfin le dossier ne fasse un petit pas au ministère des Finances.

Là encore, le lobby tapi à l’ombre à fait du pied de grue pour que le dossier ne puisse être finalisé et envoyer au Maréchal du Tchad pour que le statut particulier du corps des pénitentiaires ne voit le jour. Nous sommes tous conscients que la mise en place de ce corps constituera sans doute un obstacle pour se remplir les poches quand on sait comment sont gérées les maisons d’arrêt du Tchad entre les mains des régisseurs analphabètes, zélés et qui se « sucrent » sur le dos des détenus à qui on enlève toute l’humanité.

Faut-il encore le rappeler que les jeunes formés à l’école nationale de formation judiciaire option Administration pénitentiaire sont entrain de broyer le noir depuis bientôt 4 années de service sous les manguiers et les savonniers livrés à eux même sans aucun pouvoir de décision et sous la coupe des gendarmes, policiers, nomades, militaires majoritairement analphabètes et violents ? Tout cela est fait à dessein pour décourager les experts en la matière notamment le personnel pénitentiaire. Alors que dans la dernière correspondance adressée aux Gardes des Sceaux ministre de la JUSTICE, par le Directeur du cabinet civil de la PRÉSIDENCE, et sur instruction du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, il est instruit clairement au ministre de la Justice à l’effet de procéder au renversement du Personnel pénitentiaire en toute urgence et que les effets financiers soient pris en compte dans l’exercice 2021.

Mais à l’heure où nous écrivons cela, le projet de décret se trouve dans le parafer du ministre des Finances depuis le 21 septembre 2020 jusqu’à ce jour, rien n’est fait et les instructions du Chef suprême de la Magistrature sont restées lettre morte. Comme quoi, même si le Président de la République instruit de faire un travail, l’application reste à l’appréciation des lobbys qui gravitent autour de nos institutions qui s’avèrent être plus puissant que la République pour défendre leur intérêt qui seront menacés à coup sûr par la mise en place de ce corps. Mais jusqu’à quand continuerons-nous d’être à la traine afin de nous conformer aux standards internationaux qui militent pour un État de droit et un brin d’humanisme dans nos Prisons ?

Correspondance particulière 

Tchadanthropus-tribune

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