Quand on administre à la tête des citoyens, c’est généralement pour défendre les intérêts de ceux-ci devant les hommes et la loi. Mais quand on use de son pouvoir pour outre passer la loi et brimer les mêmes citoyens, on devient un délinquant vis-à-vis de la loi, et de ses citoyens. C’est ce qui advient malheureusement pour les Tchadiens pour le gouverneur Nouki Adam Charfadine. Il est facile d’user de sire qu’on appartient à la communauté d’où est issu Idriss Déby pour imposer sa loi. La justice tchadienne n’a pas le droit de mettre en liberté un gouverneur délinquant appréhendé par les hommes de loi, au prétexte qu’il est pourvu d’un garant qui est son parent élevé au grade de général dans l’armée. Comment feront les Tchadiens qui n’ont pas un parent au titre de général dans l’armée ? Pouvoir ainsi permettre une justice à deux vitesses n’est pas tolérable. Les avocats et autres magistrats ont le droit de demander que justice soit faite, et en interpelant le 1er magistrat diton qu’est Idriss Déby. La place d’un administrateur délinquant est la prison. Il doit répondre de ses actes conformément aux peines qu’il a infligé aux autres citoyens passés devant la justice. Nouki Charfadine n’est pas à ses premières œuvres. Quand il fut gouverneur au Batha, plusieurs citoyens se sont plaints de ses manières démoniaques. La récidive dans le Logone Oriental est juste un retour des mauvaises habitudes délinquantes dont il est devenu un maitre incontesté. Tant la justice ne punit pas de la manière exemplaire ces genres de faits, la population doit s’attendre à d’autres dérives, que les responsables de la justice eux-mêmes approuvent.

Tchadanthropus-tribune

 

L’ex-gouverneur de la région du Logone Oriental, au Tchad, Adam Nouki Charfadine a été libéré par un de ses parents proches, un général de l’armée.

Adam Nouki Charfadine avait été démis de ses fonctions et arrêté le 14 juin dernier avec deux commandants de la Légion de gendarmerie de Doba, et mis aux arrêts pour avoir donné l’ordre de tirer sur un avocat. Ils avaient été ensuite déférés à N’Djamena à la Section nationale de Recherches judiciaires (SNRJ). En garde à vue, Adam Nouki Charfadine a été libéré ce week-end sur ordre d’un de ses proches, un général de l’armée. Sa libération a choqué les magistrats, les avocats et les huissiers en grève depuis le 31 mai dernier. Le personnel judiciaire réclamait que les deux commandants de la Légion de gendarmerie de Doba et lui soient démis de leurs fonctions puis traduits en justice pour répondre de leurs actes. L’avocat de l’un des commandants de la légion, qui n’a pas souhaité s’exprimer sur la question pour les besoins de l’enquête a confié à la BBC que son client avait été entendu sur procès-verbal régulier puis libéré.

Selon lui, il repartira à la SNRJ, lieu de sa garde à vue en attendant son transfert au parquet.

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